MASA 2018 : Abidjan s’approprie son marché des arts du spectacle
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AFRIQUE–CULTURE

MASA 2018 : Abidjan s’approprie son marché des arts du spectacle

+++De l’envoyée spéciale de l’APS : Fatou Kiné Sène+++
 
Abidjan (Côte d’Ivoire), 10 mars (APS) – Le Marché des arts du spectacle africain, devenu, 25 ans après, le Marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA), "s’ouvre au monde" a analysé, samedi à Abidjan (Côte d’Ivoire), le ministre Ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandama. 
 
 


"Le MASA a 25 ans aujourd’hui. Abidjanais avant d’être africain, il est aujourd’hui un festival mondial puisque des artistes nous viennent de Chine, du Japon, d’Europe, du Mexique…", a dit le ministre à l’ouverture de la dixième édition du MASA, au palais de la culture de Treichville. 
 
Pour lui, "il s’agit, en respectant le sigle du MASA de faire d’Abidjan un hup culturel et une capitale mondiale de la culture pendant une semaine". 
 
La directrice de la diversité culturelle et de langue française de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Youma Fall a, quant à elle, exprimé "tout le bonheur de l’OIF de voir la Côte d’Ivoire s’approprier pleinement cet évènement majeur et fondateur en accolant le nom de sa capitale à sa dénomination". 
 
"A l’occasion des noces d’argent, le MASA devient le Marché des arts du spectacle d’Abidjan, à l’instar du festival panafricain de Ouagadougou (FESPACO) de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (DAK’ART). Un évènement qui peut constituer ce que l’on appelle une valeur de territoire" a dit Mme Fall. 
 
"Cette appropriation constitue un gage supplémentaire et solide de la pérennité de notre évènement" a relevé Youma Fall.

"Il est heureux de constater que l’on a nullement besoin, pour promouvoir le spectacle et la créativité africain, de mettre africain dans la dénomination" a fait noter la fonctionnaire de l’OIF, se demandant "si nous voulons aller au-delà que faire de la participation de la Chine, du Japon ? ’’.

L’édition 2018 du MASA, ouverte par la grande chancelière de Côte d’Ivoire, Henriette Dagri-Diabaté, marque un tournant avec cette nouvelle dénomination. 
 
L’ancien secrétaire général de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), ancêtre de l’OIF, le Québecquois Jean Louis Roy qui a vu naître le MASA en 1993, a dit, pour sa part, que "c’est une parfaite chose". 
 
"Lorsqu’on a créé le MASA beaucoup de pays voulaient qu’il soit tournant, mais j’étais contre, car l’on a Cannes, Berlin, Ouagadougou, aujourd’hui c’est Abidjan, c’est parfait" se rappelle-t-il. 
 
Alimata Salambéré du Burkina Faso, membre fondatrice du festival et son ministre de la Culture et des Arts étaient présents à l’ouverture du MASA qui accueille 65 pays de tous les continents jusqu’au 17 mars prochain. 
 
Les festivaliers ont la latitude de choisir parmi une foultitude de prestations ayant trait aux arts de la rue, à la poésie, au slam, au théâtre, à la musique, au conte, à la mode et à l’humour.

Le Sénégal est représenté par des artistes, mais aussi à la galerie marchande par des commerçants venus de Thiès.

FKS/PON