Louga répertorie cinq éléments de son patrimoine immatériel
APS
SENEGAL-CULTURE

Louga répertorie cinq éléments de son patrimoine immatériel

 Louga, 28 avr (APS) - Les acteurs culturels de la région de Louga ont sélectionné une liste représentative de cinq éléments dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’inventaire du patrimoine culturel immatériel du Sénégal, a annoncé la directrice de son centre culturel régional, Aby Faye Ba.

‘’Dans le cadre de l’inventaire du patrimoine culturel immatériel, un pré inventaire a été lancé en 2016. Nous avions pris 40 éléments pour Louga et les communautés en avaient choisi les plus pertinents pour la région’’, a-t-elle explique lors d’une rencontre consacrée au sujet.

En fin de compte, les acteurs concernés ont choisi cinq formes de danse, notamment le Diara, le Waru Guewel, le Raw du puits de Kalom à Ndande (département de Kébémer), le Jaara et le Cadio de Linguère, a fait savoir Aby Faye à l’issue de la rencontre tenue vendredi dans la capitale du Ndiambour.

‘’Quand on parle de patrimoine immatériel à Louga, on pense surtout à la danse. C’est un vivier culturel et beaucoup d’artistes viennent puiser ce patrimoine immatériel dans cette localité’’ a fait valoir Mme Bâ.

La directrice du centre culturel régional a cependant regretté la tendance à la disparition de beaucoup de ces formes de danse à cause de l’acculturation, et des nouvelles influences notamment liées au TIC.

‘’Le projet a été lancé dans toutes les régions du Sénégal. D’ici à trois mois on aura des listes représentatives. Il s’en suivra un travail de valorisation et une mise en support’’, a de son côté indiqué Ibrahima Wone, un officiel du ministère de la Culture et de la Communication.

Insistant sur l’importance de l’enjeu lié au projet d’inventaire du patrimoine culturel immatériel, il a estimé qu’il s’agissait là d’une base de la richesse fondamentale et le socle sur lequel le pays pourrait bâtir un véritable projet

‘’Le patrimoine est le vivier fondamental sur lequel on peut s’appuyer pour construire des œuvres nouvelles qui parlent à toutes les générations et au monde’’, a-t-il ainsi souligné.

‘’Ce patrimoine fait appel à l’esthétique de nos valeurs, croyances et à l’ imaginaire. Il renvoie aux rituels qui donnent un sens au patrimoine matériel en parlant par exemple de sites et monuments historiques’’, a insisté Ibrahima Wone.

SK/AKS