La codification va permettre le rayonnement des danses africaines (SG)
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SENEGAL-DANSE-CULTURE

La codification va permettre le rayonnement des danses africaines (SG)

Dakar, 25 avr (APS) – Le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang s’est dit persuadé, mercredi, que la codification va permettre le rayonnement des danses africaines. 
 
"Quel meilleur moyen de défendre l’identité et simultanément d’assurer l’universalité africaine, la codification, j’en suis persuadé, permettra le rayonnement des danses africaines et surtout leur pratique hors de leur univers originel", dit-il. 
 
M. Niang s’exprimait lors de l’ouverture du symposium international sur la codification des danses africaines à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). 
 
Cette rencontre est initiée par le centre "The dance hall" et le Laboratoire d’anthropologie et d’ingénierie culturelle (LAIC).
 
Pour Birane Niang, les travaux de réflexion sur la codification des danses africaines, espère-t-il, "vont faire entrer de plein pieds les danses africaines dans la modernité". 
 
"Vos travaux permettront de mettre d’abord à la disposition de n’importe quel peuple ou individu des moyens d’exécuter les pas, gestes et mouvements qui composent le patrimoine de n’importe quelle entité ethnoculturelle africaine", a soutenu le secrétaire général. 
 
En plus, ajoute-t-il, "cette codification va permettre aux danses africaines de bénéficier de moyens scientifiques de transmission". ’’(…) nos peuples reconnaissent leur danse, mais si le legs ancestral s’approprie de générations en générations, c’est à travers un enseignement empirique délivré par des détenteurs du savoir", relève le secrétaire général. 
 
La chorégraphe et danseuse Germaine Acogny estime que cette codification est "la bienvenue dans ce milieu de la danse" et espère que "les chercheurs arriveront à trouver les codes pour la codification". 
 
Elle a créé "la technique Acogny" qui est inspirée des danses patrimoniales de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. 
 
"(…) J’ai appris plusieurs danses de l’Afrique de l’Ouest et comme je dis, j’ai un instinct béninois et le geste sénégalais, chaque fois que j’apprends des danses, j’essaie de voir des similitudes. (…)", rappelle-t-elle. 
 
Selon Mariama Touré fondatrice du centre "The dance hall", le symposium qui sera clôturé vendredi vise à analyser la pertinence de la codification des danses traditionnelles africaines et voir comment démarrer ce processus. 

FKS/ASB/OID