Abdou Latif Coulibaly :
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Abdou Latif Coulibaly : "Le Dak’Art doit relever le défi de la commercialisation des œuvres d’art’"

Dakar, 29 mai (APS) – La biennale de Dakar doit veiller à relever "le défi de la vente et de la commercialisation des œuvres d’art’’ qui seront exposées lors des prochaines éditions, a suggéré mardi le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly.

"Il faut travailler pour que le marché de l’art africain soit développé à partir de Dakar. Pour cela, il faut l’arrivée massive d’acheteurs d’œuvres d’art et la présence des galeries privées au Sénégal. Ce n’est pas toujours quelque chose de facile (…) Il faut à la fois des œuvres et un marché. Il faut travailler pour que ce marché soit développé…" a-t-il dit lors d’un entretien avec plusieurs médias, dont l’APS.

"Nous sommes assez satisfaits", a ajouté Abdou Latif Coulibaly, à quelques jours de la fin, samedi prochain, de la 13e biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art), qui se tient depuis le 3 mai dernier.

"Il faut faire en sorte que les artistes qui viennent exposer à la biennale de Dakar puissent avoir le temps et les moyens de pouvoir discuter avec les gens qui achètent les œuvres d’art. Cela, on ne l’a pas encore (…) réussi", a-t-il insisté.

Le ministre de la Culture a déploré l’arrivée tardive de certaines œuvres d’art exposées au Dak’Art. "Il y a eu quelques problèmes liés au transport et aux assurances." 

"Nous allons pouvoir régler cela définitivement, avec l’engagement du président de la République, qui a augmenté le budget de la biennale, qui va passer de 500 millions à un milliard de francs CFA", a-t-il assuré.

Abdou Latif Coulibaly estime que les activités du programme "OFF" du Dak’Art doivent être mieux organisées lors des prochaines éditions, afin que les œuvres d’art prévues pour ce volet de l’évènement puissent être visitées par un grand nombre de personnes.

M. Coulibaly ajoute que la durée de la biennale - un mois - est jugée "trop courte" par certains artistes. "Il a même été question, au cours de la biennale de cette année, de prolonger le délai de fermeture. Il y a lieu d’y penser sérieusement."

Tenir le Dak’Art pendant plus d’un mois "implique des engagements et des conséquences assez lourdes à supporter. C’est pourquoi nous sommes (…) prudents" sur cette éventualité, a-t-il précisé.

FKS/ESF/BK