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Les "Rencontres échanges" du Dak’art 2018 à l’UCAD, à partir du 4 mai

Dakar, 13 avr (APS) - L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) va accueillir le 4 mai prochain la conférence inaugurale des "Rencontres et échanges" de la 13e édition de la Biennale de l’art africain contemporain (Dak’art, 3 mai-2 juin), a-t-on appris des organisateurs.
 
Selon El Hadj Malick Ndiaye, président de la commission en charge de cette manifestation, dans ce cadre, "une collaboration effective se fera avec l’UCAD en tant que centre de production de la pensée". 
 
Ainsi l’un des objectifs de ces rencontres et échanges est de "contribuer à façonner une tradition critique des arts du continent" et de "repenser l’esthétique et l’histoire sociale des pratiques artistiques en Afrique", a indiqué M. Ndiaye lors d’une conférence de presse qu’il animait jeudi à Dakar.
 
Cette rencontre de la commission technique des "Rencontres et échanges" du Dak’art 2018 avait enregistré la présence du secrétaire général de la Biennale, Marième Ba. 
 
La conférence inaugurale prévue à l’amphithéâtre de l’UCAD2 sera prononcée par le professeur Simon Gikandi du Kenya de Prestonne University, avec comme discutant le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne et son compatriote l’historien Mamadou Diouf comme modérateur. 
 
Cette initiative va constituer l’une des quatre "innovations majeures" cette année des "Rencontres et échanges", qui ont eu lieu lors de la dernière biennale au Conseil économique, social et environnemental. 
 
Ainsi, 44 experts dont 11 modérateurs, 4 discutants et 29 conférenciers, des historiens de l’art, des amateurs, des collectionneurs, chercheurs, critiques et écrivains de partout dans le monde sont attendus à Dakar pour cette rencontre. 
 
Les "Rencontres et échanges" 2018, prévues pour se dérouler du 4 au 7 mai, vont porter sur le thème général "Art contemporain africain et transformations des cadres intellectuels et normatifs".
 
Elles aborderont quatre autres sous-thèmes, à savoir "Arts et Savoirs", "Arts et Histoires", "Arts et Institutions" et "Arts et Argents", ainsi que des questions relatives à "la situation actuelle de l’art africain contemporain avec des personnes de qualité"
 
La commission cible les étudiants "pour créer des vocations, des savoirs et les amener plus tard à accompagner la biennale", a indiqué son président, selon qui la Biennale de Dakar "a commencé à avoir cela parce qu’il y a une collaboration renforcée avec les écoles d’art".
 
Des ateliers de réflexion dans les espaces d’exposition et la diffusion pour un large public des échanges à travers les réseaux sociaux, comptent parmi les ’’innovations’’ retenues par l’organisation.
 
"On s’est dit que si nous nous réunissions entre experts, ce n’est pas très intéressant, il y a des personnes qui sont à Tambacounda, à Ziguinchor, Saint-Louis, aux USA qui voudraient suivre. Il s’agit d’arriver à avoir un large public à travers les réseaux sociaux et le streaming", explique le président de la commission. 
 
Au regard des "Off" de la biennale très populaire, El Hadji Malick Ndiaye veut que "les Rencontres et échanges sur l’art soient quelque chose de populaire aussi". 
 
Le président de la commission technique des "Rencontres et échanges" annonce par ailleurs une publication des résultats des échanges sous forme d’actes. 
 
 
 
 
 

FKS/BK