Gestion des ressources maritimes :
APS
SENEGAL-AFRIQUE-PÊCHE

Gestion des ressources maritimes : "un rôle prépondérant" dévolu aux journalistes et parlementaires

Dakar, 1er nov (APS) - Les journalistes et les parlementaires sont appelés à jouer "un rôle prépondérant’’ dans la gestion des ressources marines et côtières, dont le succès dépend d’une coopération des acteurs de la pêche, à partir d’une "communication juste et équitable’’, estime le directeur des pêches maritimes, Mamadou Goudiaby.
 
Journalistes et parlementaires ont "un rôle prépondérant à jouer" dans ce domaine, car ils servent de "courroie de transmission entre les citoyens et les institutions", a-t-il souligné mardi à Dakar, lors d’un atelier de réflexion sur le processus de mise en place d’un Réseau sous-régional des parlementaires et des journalistes pour une gestion durable des ressources marines et côtières dans l’espace WAMER. 
 
Le Cap-Vert, la Gambie, la guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Sénégal constituent les pays membres de l’espace WAMER, qui désigne un projet centré sur une gestion durable des ressources marines et côtières.

Selon le directeur des pêches maritimes, l’appréciation que journalistes et parlementaires peuvent faire des bonnes pratiques en matière de gestion durable des ressources marines et côtières, "va faciliter l’atteinte des objectifs fixés par les différentes politiques de pêches" mises en œuvre par les pays concernés.
 
Les succès escomptés dans ce domaine dépendent d’une "coopération étroite et soutenue centrée sur une communication juste et équitable de tous les acteurs", a soutenu Mamadou Goudiaby.
 
Si l’on en croit le directeur des pêches maritimes, les pays WAMER "sont arrivés à un tournant décisif dans le processus de l’exploitation des stocks qui doit être en adéquation avec les capacités de régénération naturelle de la ressource’’ halieutique.
 
Aussi a-t-il appelé, à une mobilisation plus soutenue pour inverser la "tendance de l’exploitation intensive des ressources marines", de manière à améliorer la situation actuelle.
 
Dans ce cadre, a souligné M. Goudiaby, le programme GO-WARMER, portant sur la gouvernance et les politiques de gestion des ressources marines et de réduction de la pauvreté dans l’écorégion ouest-africaine, a permis aux pays membres de en main cette question à travers une structure telle que la Commission sous-régionale des pêches (CSRP).
 
Un réseau sous-régional regroupant journalistes et parlementaires devrait ainsi faciliter collaboration de ces deux catégories, par le biais d’un échange d’expériences et par, la mutualisation des compétences et ressources, font valoir ses initiateurs.
 
Ils comptent ainsi "créer une sorte de plateforme" à partir de laquelle les différents acteurs pourront se rencontrer et échanger en vue d’améliorer les lois en vigueur et "la diffusion de la qualité de l’information" dans les pays de la sous-région.
 


AMN/BK