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Un officiel appelle à "accentuer" la transformation structurelle de l’économie

Dakar, 30 oct (APS) - Le Sénégal doit accentuer la transformation structurelle de son économie par le biais de l’amélioration de la productivité et de la compétitivité, a appelé, lundi, à Dakar, le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Bassirou Samba Niasse.
 
"Pour créer massivement des emplois susceptibles de répondre à la demande croissante rapide de la population, notre pays qui bénéficie d’une forte stabilité doit accentuer la transformation structurelle, par le biais de l’amélioration de la productivité et de la compétitivité", a-t-il dit.
 
M. Niasse intervenait lors de la publication du rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique Sub-saharienne, sur le thème : "Ajustement budgétaire et la diversification économique". 
 
Il a souligné l’importance de la diversification économique qui selon lui, occupe une place de choix dans les enjeux de développement de l’Afrique Sub-saharienne et permet de profiter de la mondialisation.
 
"Depuis la mise en œuvre du PSE (Plan Sénégal émergent), le Sénégal n’est plus ce pays avec une faible croissance continue. Un taux de croissance du PIB en 2017 est attendu à 6,8%, après 6,7% enregistré en 2016 et 6,5% en 2015’’, a signalé le secrétaire général du ministère de l’Economie.
 
Concernant la situation économique en Afrique Sub-saharienne et au Sénégal, en particulier, Bassirou Samba Niasse relève que "les dernières prévisions du FMI tablent sur un taux de croissance de l’économie mondiale de 3,6% en 2017 et 3,7% en 2018". 
 
"En Afrique sub-saharienne, la croissance devrait être de 2,6% en 2017 et 3,4% en 2018. Au Sénégal, nos services prévoient en 2018, un taux de croissance du PIB réel de 7%, après 6,8% en 2017’’, a indiqué M. Niasse.
 
Parlant du PSE, il a réaffirmé que cette nouvelle stratégie de développement du Sénégal est axée sur "une croissance forte, durable et inclusive sans laquelle l’Etat est contraint de perpétuer le modèle de l’assistanat". 

Selon lui, "le modèle économique adopté par le PSE est basé à la fois sur des projets moteurs d’exportations et facteurs de création d’emplois, d’inclusion sociale et d’attraction des IDE", les investissements directs étrangers. 
 
"Dans notre appréciation, le Sénégal continue d’avoir un taux de croissance rapide à 6,8% en 2017", a de son côté rappelé le directeur adjoint du département Afrique du FMI, Roger Nord, ajoutant que les investissements des dépenses publiques ont de répercussions positives sur le pays. 
 
M. Nord a toutefois estimé qu’il faudrait s’assurer que les secteurs privés prennent le relais, car, selon lui, "ils sont créateurs d’emplois et de la croissance soutenue et bien repartie". 
 
Présentant le rapport sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique Sub-saharienne, le directeur adjoint du département Afrique du FMI a par ailleurs fait part d’une "grande hétérogénéité" dans cette région, avec des pays qui continuent à avoir des taux de croissance faibles, pendant que d’autres peuvent se prévaloir de taux "vigoureux".
 
"Dans la zone de l’Union économique et monétaire des Etats d’Afrique de l’Ouest (UEMOA), pour 2017, nous avons un taux de croissance de plus de 6%, la 5ème année de suite et nous nous en réjouissons pour cela", a-t-il fait valoir. 
 
Il a insisté sur l’urgence pour les pays exportateurs de pétrole, de regagner la maîtrise de la finance publique pour mieux stimuler la croissance.


AMN/ASB/BK