Tambacounda : incinération d’une demi-tonne de médicaments contrefaits
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SÉNÉGAL-SOCIETE

Tambacounda : incinération d’une demi-tonne de médicaments contrefaits

Tambacounda, 18 juil (APS) – Près de 500 kilos de médicaments et de produits pharmaceutiques saisis récemment ont été incinérés mercredi à Tambacounda (est) en présence des autorités administratives et judiciaires locales, a constaté l’APS.

Cette quantité de médicaments avariés ou contrefaits a notamment été saisie lors d’une opération menée au courant de ce mois de juillet par les forces de défense et de sécurité.

Venu superviser cette opération de destruction de ces produits, le gouverneur de la région, El Bouya Amar, a souligné l’urgence d’intensifier la sensibilisation des populations à s’approvisionner aux officines, les lieux autorisés pour la vente des médicaments.

Le combat pour éradication du phénomène de vente de illicite des médicaments va continuer à Tambacounda au regard de la position stratégique de cette région, a assuré le chef de l’exécutif régional.

S’adressant à des journalistes à l’issue de l’incinération, El Bouya Amar, a réaffirmé l’engagement de l’Etat à travers ses services à ne ménager aucun effort pour neutraliser les contrebandiers de faux médicaments.

La quarantaine de personnes impliquées dans ce commerce illicite de médicaments et interpellées dans les régions de Kédougou et de Tambacounda dans le cadre de cette affaire, risquent des peines d’emprisonnement pouvant atteindre deux ans, a-t-on appris sur place.

Le responsable de la Pharmacie régionale approvisionnement (PRA), Angéle Malou a pour sa part mis en garde contre l’utilisation de faux médicaments, estimant que ces produits peuvent être à l’origine de maladies chroniques.

Le docteur Babacar Diop, représentant de l’Ordre national des pharmaciens a de son côté prôné une révision de la législation notamment dans son volet répression du délit de vente de faux médicament.

‘’Les vendeurs de faux médicaments représentent un plus grand danger pour les populations que les voleurs de bétails par exemple’’, a-t-il argumenté.



SDI/AKS