Rupture du dialogue politique : les acteurs invités à surmonter
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SENEGAL-POLITIQUE

Rupture du dialogue politique : les acteurs invités à surmonter "impérativement’ la situation

Ziguinchor, 13 déc (APS) – Le Dr Maurice Soudieck Dione, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (UGB de Saint-Louis, a invité mardi à Ziguinchor (sud) les acteurs politiques sénégalais à surmonter "impérativement" la rupture du dialogue politique pour retrouver un consensus sur les questions électorales.
 

"Aujourd’hui, on est dans une situation où on a des arbitres qui (…) ne régulent plus le jeu. Ils n’utilisent pas les pouvoirs que la loi leur donne pour exercer leurs missions, la justice est soupçonnée, l’opposition est persécutée. On se retrouve alors dans une situation de rupture du dialogue politique. C’est cette situation qu’il faut impérativement surmonter", a-t-il dit.
 
"C’est ça le défi majeur de l’année 2018, c’est-à-dire, essayer de faire en sorte que les différents protagonistes du jeu politique puissent reprendre langue et essayer de discuter pour retrouver un consensus", a affirmé le politologue, en présentant une communication axée sur le thème "Les défis politiques au Sénégal en 2018".
 
Il intervenait lors d’un séminaire organisé par la Fondation Konrad Adenauer (FKA) sur le thème : "Les enjeux politico-économique du Sénégal-Réflexion stratégique avec les acteurs de la société civile". Des acteurs de la société civile, des universitaires et des journalistes prennent part à cette rencontre qui prend fin ce mercredi.
 
"(.. .) Depuis 1992, les questions électorales ont jours été résolues de façon consensuelle pour assurer la paix et la stabilité et la canalisation pacifique des contradictions entre les différents acteurs impliqués dans la course électorale", a rappelé le docteur en sciences politiques.
 
Dr Maurice Soudieck Dione a insisté sur la nécessité de "surmonter les revers de la compétition démocratique", jugeant que "c’est l’un des défis [politiques] majeurs pour l’année 2018".
 
Il estime que "les autres défis qui (…) sont liés à l’Etat de droit ne peuvent être traités dans le laps court d’une année, d’autant plus qu’il faut concentrer l’essentiel des énergies sur ce défi puisque l’élection présidentielle de 2019 sera déterminante et cruciale pour le Sénégal dans un contexte historique où il y a des ressources naturelles qui ont été découvertes (…)".
 
L’enseignant-chercheur à l’UGB souligne que l’on est aussi dans "moment où de plus en plus la jeunesse est désorientée [et] la pauvreté gagne du terrain’’. "Dans ces conditions-là, il faut réguler le jeu politique pour éviter des crises", a-t-il préconisé.

ASB/ASG/OID