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"Pôle alternatif, 3e voie, Sénégal dey dem" pour "une Assemblée nationale de rupture" (Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr)

Dakar, 23 juil (APS) – Le "Pôle alternatif, 3e voie, Sénégal dey dem" plaide pour "une Assemblée nationale de rupture" qui pourra accomplir pleinement ses missions législatives et de contrôle de l’action gouvernementale, a indiqué Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr, investi à la 5e position sur la liste nationale de cette coalition dirigée par Dr. Cheikh Tidiane Gadio.
 

"Il faut une rupture à l’Assemblée nationale, une rupture aussi bien dans le choix des hommes et des femmes qui vont animer l’Assemblée dans son mode de fonctionnement, dans son statut d’institution indépendante dans l’accomplissement de ses missions", a dit Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr dans un entretien avec l’APS.
 
M. Sarr est ancien ministre, ancien député. Après avoir milité à AJ PADS, il est aujourd’hui responsable de la formation "And jerin Senegaal".
 
Selon lui, il faut une Assemblée d’initiative de la loi, mais aussi qui "contrôle l’action du gouvernement. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui".
 
"L’Assemblée nationale est en retard sur sa mission. Ce n’est pas une question de texte, mais l’absence d’une volonté politique de coller aux réalités de plus prés", a déploré le candidat, insistant sur le respect des principes de la séparation des pouvoirs et de l’équilibre des pouvoirs.
 
Au sujet de la pléthore de listes (47 au total) qui prennent part au scrutin du 30 juillet, Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr, affirme que ça ne le "dérange pas", estimant que le Sénégal est dans un système de pluralisme. "On est en démocratie, c’est le principe du pluralisme", dit-il.
 
Même s’il y a des listes qu’on soupçonne d’être apparentées au pouvoir, il y a aussi, selon lui, des Sénégalais qui "ont eu envie de se faire connaître par les Sénégalais, ce qui est tout à leur honneur ; il y a aussi d’autres, rompus à l’action politique et qui ne pouvaient pas se passer d’une élection".
 
Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr a aussi exprimé sa "crainte" sur les opérations de retrait des cartes d’électeur, rappelant en même temps que son parti a alerté "très tôt" sur la question.
 
"Nous avons alerté très tôt qu’il n’était pas possible en un an de confectionner les listes, les cartes d’électeur. La première expérience de refonte totale du fichier électoral (2004-2006) a pris deux ans. Et c’est elle qui a permis, avec beaucoup de sérénité, d’aller à l’élection présidentielle de février 2007 et aux législatives de la même année. On a pris le temps qu’il fallait pour ça", a-t-il expliqué.
 
Dans le cadre de la dernière refonte, il a fallu en un an confectionner la liste électorale, faire les cartes d’identité, "ce qui explique les difficultés qu’on a dans la production, le dispatching et la distribution", souligne Bassirou Sarr non sans confier que lui-même, Cheikh Tidiane Gadio et d’autres responsables de "Pôle alternatif, 3e voie, Sénégal dey dem" n’ont pas encore reçu leurs cartes.
 
"Aujourd’hui, les gens sont exaspérés parce qu’ils ont envie de retirer leurs cartes", a dit Cheikh Mouhamadou Bassirou Sarr, soulignant que la responsabilité incombe bien sûr aux autorités.
 
OID/PON