Mali : Amnesty appelle à la libération des personnes arrêtées
APS
AFRIQUE-POLITIQUE-CRISE

Mali : Amnesty appelle à la libération des personnes arrêtées

Dakar, 20 août (APS) – Amnesty international a estimé jeudi que les personnes appréhendées dans le cadre du coup d’État intervenu au Mali ’’doivent être relâchées immédiatement ou inculpées d’infractions prévues par la loi’’.
 
’’Nous sommes préoccupés par l’arrestation de plusieurs membres du gouvernement, notamment du président Ibrahim Boubacar Keita et du Premier ministre Boubou Cissé, par la junte militaire. Toutes les personnes appréhendées dans le cadre du coup d’État doivent être relâchées immédiatement ou inculpées d’infractions prévues par la loi’’, a notamment déclaré Samira Daoud, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.
 
’’Nous demandons aux leaders de ce coup d’État de veiller à protéger les droits de l’ensemble de la population, y compris des personnes arrêtées, notamment en leur permettant de consulter les avocats de leur choix et de contacter leur famille, et en clarifiant sur quelle base légale repose leur détention’’, a-t-elle ajouté dans une déclaration reçue à l’APS.
 
Amnesty International a recensé quatre morts le 18 août au soir et 15 blessés, selon son responsable, précisant que ‘’toutes les victimes ont été touchées par balles, dans des circonstances floues, et ont été conduites à l’hôpital Gabriel Touré, dans la capitale Bamako’’.
 
’’Nous appelons le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) à enquêter sur les circonstances entourant ces violences et, si des éléments attestent de crimes et de violations des droits humains, à amener les responsables présumés à rendre des comptes dans le cadre de procès équitables’’, a lancé Samira Daoud.
 
Amnesty International qui dit suivre ’’de près’’ la situation au Mali ’’exhorte les autorités militaires à respecter et défendre les droits humains et le droit international relatif aux droits humains, et à révéler le sort réservé aux personnes arrêtées durant le coup d’État’’.
 
OID/MD