Les filles ont  33 % de chance de plus d’échapper à l’excision (représentante UNICEF)
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SENEGAL-SOCIETE

Les filles ont 33 % de chance de plus d’échapper à l’excision (représentante UNICEF)

Dakar, 6 fév (APS) - Les filles ont actuellement 33 % de chance de plus d’échapper à l’excision qu’en 1997, et cela, malgré les nombreux défis qui persistent, a soutenu mardi la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Laylee Moshiri.

‘’Dans les pays où l’UNICEF et l’UNFPA interviennent, les filles ont actuellement 33 % de chance [de plus] d’échapper à l’excision qu’en 1997‘’, a souligné la représentante résidente de l’UNICEF, en intervenant à la célébration de la journée internationale ’’tolérance zéro excision’’.

L’évènement est célébré sous le thème : ’’Mettre fin aux mutilations génitales féminines est une décision politique. Tolérance Zéro des institutions régionales et sous régionales’’.

Cette journée, qui est célébrée depuis 2004, vise à faire prendre conscience aux communautés des conséquences néfastes de cette pratique.

Parlant au nom des partenaires, Mme Moshiri a expliqué que ’’malgré les mesures, les défis restent énormes au Sénégal. L’excision des filles de 14 à 19 ans a diminué à 21 % en 2017, tandis que 14 % des filles de moins de 15 ans sont excisées’’.

’’Il y a une minorité de personnes qui pense que l’excision est une pratique religieuse, donc l’accent doit être mis sur la formation et l’éducation’’, a-t-elle ajouté.

Venu présider la rencontre, le Directeur de cabinet du ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Ciré Lo a affirmé que ’’cette journée (permet) de renforcer la mobilisation autour des pratiques néfastes et nuisibles sur la santé de la femme en général et sur l’excision en particulier’’.

‘’Nous allons nous baser sur les défis pour développer une nouvelle stratégie en 2018 et pouvoir faire des avancées d’ici 2030 où nous devons atteindre l’abandon de l’excision‘’, a ajouté M. Lo.

Au nom du comité sénégalais sur les pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la mère, Alioune Badara Diouf de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (ASBEF), a indiqué que ‘’cette journée de plaidoyer vise à accélérer l’abandon de ces pratiques qui constituent une violation des droits, car portant atteinte à l’intégrité de la fille’’.

Selon l’enquête démographique et de santé de 2016, la prévalence des MGF/E au Sénégal est de 23 % chez les femmes âgées de 15 à 49 ans.

Pour les enfants de moins de 14 ans, elle est de 13%. Cette pratique est surtout circonscrite à certaines régions : Sud 78 %, Nord 28 %.

La prévalence demeure plus élevée en milieu rural avec 27 % qu’en milieu urbain (19 %).

SKS/OID/ASG