Délinquance : le signalement ne dépasse pas 30 %, selon une enquête
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SENEGAL-SOCIETE

Délinquance : le signalement ne dépasse pas 30 %, selon une enquête

Dakar, 7 mai (APS) – Le taux de signalement de la délinquance au Sénégal ne dépasse pas 30% sur l’ensemble des ménages ayant fait l’objet d’une enquête, a relevé le directeur de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA), Koumakh Ndour.
 
‘’Le taux de rapportage, c’est-à-dire le signalement de la délinquance, ne dépasse pas 30% au Sénégal, et le taux d’élucidation de la délinquance est de 21%, soit deux cas sur dix sur l’ensemble des ménages qui ont été enquêtés’’, a dit M. Koumakh Ndour, lors de la restitution et la validation de l’Etude nationale et de la cartographie de la délinquance au Sénégal (ENCAD). 
 
 
‘’Au niveau de l’intégrité physique, la région de Kédougou est la plus violente (23%), suivie de Kolda (19,4%) , Sédhiou (10,8%), Tambacounda (19,6%), Saint-Louis (15,7%), Louga (15,4%), Ziguinchor( 12,6%), Kaffrine (11,3%), Diourbel (8%), Matam (7,1%), Fatick (6%), Dakar (5%) , Thiès (8,4%)’’, a-t-il détaillé. 
 
Il a souligné que ‘’le vol est le risque le plus craint par les citoyens au niveau des ménages (75%), suivi du risque de cambriolage (58%) et des risques d’agression (52%)’’.
 
Selon M. Ndour, ‘’en matière de sentiment d’insécurité, moins de la moitié, c’est-à-dire quatre personnes sur dix dans la fourchette des 15 à 65 ans, pensent que les actes de violence ont baissé’’. Néanmoins, ‘’les deux-tiers de la population ne se sentent pas en sécurité dans le domaine des transports publics’’, fait-il remarquer. 
 
Pour lui, ‘’ces quelques résultats montrent qu’il y a des efforts à entreprendre mais surtout dans la direction d’une coproduction de sécurité, c’est-à-dire une gouvernance sécuritaire inclusive et participative’’. 
 
L’enquête de viciation a été commandée par l’Agence de sécurité de proximité, menée par l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA). 
 
De ce fait, ‘’le Sénégal devient le premier d’Afrique à mener une enquête de victimation sur une dimension nationale parce que les autres pays qui l’ont fait se sont limités à des régions et des grandes agglomérations’’, a-t-il fait savoir. 
 
‘’L’Etat devenant l’’affaire de tous, nécessite une collaboration étroite entre acteurs de la sécurité publique et les populations’’, a soutenu le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye.
 
‘’Il s’agit d’assurer non seulement la protection des personnes et de leurs biens, mais plus fondamentalement de garantir l’exercice des libertés publiques individuelles et collective mais aussi de renforcer notre démocratie’’, a-t-il indiqué.      

 


DS/ASG/OID