Le Sénégal,  un partenaire
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Le Sénégal, un partenaire "historique, juste et équitable" (PDG IRD)

Dakar, 3 juin (APS) - La présidente directrice générale, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Valérie Verder, a salué jeudi à Dakar, un partenariat "historique", "juste" et "équitable" avec le Sénégal, ’’la plus importante représentation’’ en termes de programmes, de budget et d’effectifs.
 
"Notre partenariat avec le Sénégal est équitable, juste encré sur nos partenaires dans le but de co-construire un certain nombre de projets. Il se porte très bien", s’est-elle félicitée lors d’un point de presse tenu dans les locaux de l’IRD à Dakar.
 
En mission au Sénégal depuis la semaine dernière (du 31 mai au 5 juin), la PDG de l’IRD a indiqué que "le Sénégal est "la plus grande", "la plus ancienne" et "la plus importante" de ses 33 représentations dans le monde. 
 
Selon elle, environ 200 missions par an sont effectuées du Nord vers le Sénégal ou du Sénégal vers d’autres pays.
 
Elle a indiqué que son déplacement est placé sous le sceau de la consolidation des rapports de partenariats scientifiques entre le Sénégal et la France.
 
Elle a rencontré à cet effet des partenaires institutionnels, académiques et scientifiques de l’institut afin d’échanger, sur les besoins de recherche et de science.
 
"Le Sénégal porte un grand nombre de priorités scientifiques et stratégiques importants telles que la pêche, l’agriculture et les villes durables, la santé, l’agro écologie. Toutes ces problématiques restent les défis pour l’atteinte des objectifs du développement durable. Nous comptons y arriver avec le co partenariat avec le Sénégal", a signalé Valérie Verder.
 
A cet égard, a-t-elle précisé, "rien ne se décide au siège de l’IRD, sans la consultation de nos partenaires au Sénégal avec qui, nous avons des relations de confiance depuis plusieurs années notamment 72 ans de partenariat, avec ce pays". 
 
"Les chercheurs et enseignants-chercheurs de l’IRD et les institutions sénégalaises, élaborent, mènent et valorisent ensemble les projets de recherche, sur le territoire et dans la sous-région", a expliqué la PDG.
 
"L’IRD veut partager une vision forte de l’exigence scientifique au service d’un développement durable et humain, d’un partenariat équitable et de l’innovation pour les populations. Une démarche partenariale diversifiée et durable", a insisté Valérie Verder.
 
Néanmoins, a-t- elle ajouté, "l’IRD collabore avec tous les acteurs privés et publics, sur les enjeux de développement durable, en inscrivant ses recherches dans un processus de co création pour faire évaluer les modes de vie ou les modèles économiques".
 
Ils travaillent au quotidien avec les populations locales des résultats de recherche sur le problème des plants et de l’amélioration des sols sur tous les éléments, les moyens de fertiliser les sols face aux effets extrêmes du climat, tout ce qui préoccupe les agriculteurs, a-t-elle dit.
 
Valérie Verder a fait observer que l’IRD est le co-publiant avec le Sénégal en recherche dans l’enseignement supérieur dont une grosse partie se fait avec l’UCAD. "Près de 180 publications par an", a-t- elle fait savoir.
 
En guise d’exemple, Mme Verder a cité les résultats de recherche sur le génome du mil, lesquels ont montré un immense progrès scientifique car, cette recherche a permis d’aller plus rapidement et d’identifier des gènes résistants aux prédateurs ou maladies des plants du mil.
 
Toutefois, le PSE reste la boussole pour l’IRD, un référentiel pour orienter son partenariat avec le Sénégal en vue d’identifier les grandes thématiques de collaboration avec le Sénégal, a fait valoir sa PDG.
 
D’après elle, quelques grandes thématiques scientifiques sous-tendent les actions de l’IRD notamment la migration, la biodiversité, les changements climatiques, les villes durables, entre autres.


SBS/ASB/OID