Le directeur du Centre de recherches océanographiques appelle au respecet du code de la pêche
APS
SENEGAL-PECHE

Le directeur du Centre de recherches océanographiques appelle au respecet du code de la pêche

Dakar, 3 avr (APS) - Le directeur du Centre de recherches océaniques de Dakar-Thiaroye (CRODT), Massal Fall, a insisté mardi sur la nécessité de respecter davantage le Code de la pêche pour ’’arrêter définitivement le dépeuplement des eaux’’.

’’Il faut respecter le Code de la pêche et améliorer la gouvernance pour arrêter définitivement tout ce qui concourt à rendre nos eaux dépeuplées (en poissons)’’, a-t-il dit.
 
M. Fall s’exprimait lors d’un point de presse organisé par l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), dans le cadre de la 19ème édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (FIARA). 
 
’’On a dépassé l’optimum. On dépense maintenant trop d’efforts pour capturer très peu de choses à cause de la surexploitation des eaux’’, a-t-il ajouté.
 
Selon lui, plusieurs facteurs interviennent dans cette surexploitation des ressources halieutiques, parmi lesquels la forte dépendance de l’extérieur.
 
Il a aussi évoqué la pollution des sites de pêche, la pêche non réglementée et les techniques dévastatrices de pêche. 
 
Le directeur du Centre de recherches océaniques de Dakar-Thiaroye a par ailleurs cité les lois communautaires qui accroissent la pression de la surexploitation et la raréfaction des poissons, de même que les effets du changement climatique. 
 
Aussi a-t-il jugé "impérieux que tout le monde soit sensibilisé afin de réglementer le secteur de la pêche". 
 
L’apparition de méduses reste également l’un des facteurs encore méconnus qui contribue, selon lui, à la raréfaction des ressources halieutiques. 
 
’’Il faudrait procéder à la veille scientifique par rapport aux méduses pour pouvoir trouver des solutions’’, a-t-il plaidé. 
 
Parlant de l’aquaculture, il assure que l’Etat est en train de déployer beaucoup d’efforts, ’’mais il reste encore à faire en termes de production intensive’’.
 
Dans cette perspective, l’ISRA, par exemple, participe à la FIARA avec l’ambition de mieux vulgariser ses activités et résultats de ses recherches. 
 
Pour l’édition 2018 de la FIARA, son Unité d’Information et de valorisation des résultats de la recherche (UNIVAL), dans sa mission de valorisation des résultats de la recherche, a décidé de mettre le focus sur le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT).
 
La FIARA devrait ainsi donner l’opportunité de faire connaître ce centre et son rôle dans la protection des ressources halieutiques ’’par la détermination entre autres des zones à exclure de la pêche (herbiers, lieux de ponte, nurseries, etc.), des zones d’interférence entre pêcheurs artisans et industriels, des zones conciliant conservation et exploitation durable des ressources telles que les aires marines protégées (AMP), les zones de pêche protégées (ZPP) et les zones d’immersion de récifs artificiels (ZIRA)’’.
 
Il joue aussi le rôle d’’encadrement de scientifiques (étudiants, chercheurs, etc.) et fournit des scientifiques sur l’état d’exploitation des ressources et la proposition de mesures en cas de sous-exploitation, pleine exploitation ou surexploitation etc.


AMN/OID/BK