Le chef de l’Etat
APS
SENEGAL-PIOLITIQUE

Le chef de l’Etat "n’a jamais fait dans l’unilatéralisme" dans la résolution de la crise gambienne (Conseiller)

Dakar, 30 jan (APS) – Le chef de l’Etat "n’a jamais fait dans l’unilatéralisme" dans la résolution de la crise gambienne, affirme son ministre conseiller en communication El hadji Hamidou Kassé, soulignant que Macky Sall "a toujours assumé la position communautaire" qui est celle la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest).



"Il faut donc rendre grâce à Dieu, rendre grâce au président de la République, rendre grâce à la CEDEAO parce que c’est quand même sous la justice de la CEDEAO que la président a agi. Le président n’a jamais fait dans l’unilatéralisme. Il a toujours assumé la position communautaire, la position de la CEDEAO", a dit El Hadji Hamidou Kassé dans un entretien avec le site dakaractu.


Il faut, selon lui, "se réjouir du dénouement heureux et pacifique" de cette crise gambienne et de "l’intelligence dont a fait preuve le président Macky Sall", soulignant que c’est le Sénégal qui a été à la base de la résolution 2337 qui a permis au Conseil de sécurité de d’autoriser et éventuellement le recours à la force si Jammeh n’acceptait pas "de remettre le pouvoir pacifiquement".


Parlant des relations entre le Sénégal et l’Israël, El Hadj Kassé souligne qu’i n’y a pas de rupture des relations diplomatiques, mais une "différence de perception" après le vote de la résolution condamnant la colonisation israélienne.


"La seule différence, elle a été à l’origine de la dernière résolution, mais sinon certainement c’est une petite tempête, c’est un petit malentendu qui va trouver une solution", espère t-il.


Pour M. Kassé, "Il aura bien fallu un leadership solide, un leadership robuste pour amener le Conseil de sécurité des Nations-Unis à voter la résolution 2337", rappelant que le Sénégal a, "au fond, toujours soutenu la cause palestinienne".


Sur le plan intérieur El Hadji Hamidou Kassé a fait état de la volonté du chef de l’Etat "d’ancrer le Sénégal dans la modernité démocratique".


"C’est pourquoi, le pays a aujourd’hui des institutions robustes, des institutions solides qui neutralisent les dérives. Nous avons un système électoral transparent qui n’admet plus quelque opération frauduleuse que ce soit", a-t-il souligné.


"Nous avons des institutions qui encadrent ce processus électoral. Nous avons une administration qui a démontré son caractère républicain jusqu’ici et donc le Sénégal est un pays où la liberté de la presse est consacrée, où plusieurs acteurs veillent à la sincérité des scrutins…les médias, la société civile mais de plus en plus les activistes…tous veillent à la sincérité du scrutin avec une administration républicaine", a-t-il ajouté.


S’agissant des relations entre l’opposition et le pouvoir au sujet du processus électoral, le ministre conseiller en communication estime que les deux parties sont "globalement en phase".


"L’opposition était venue avec 12 points et il y a eu accord sur les 10 points, un désaccord sur 1 point et une sorte de suspens sur un autre point. Ce qui veut dire que, globalement, le pouvoir et l’opposition sont en phase", a-t-il dit.


Concernant la récusation du ministre de l’Intérieur au sujet de l’organisation des élections soutient que le Sénégal a "un système électoral robuste tant du point de vue des procédures, que du point de vue de la logistique et du point de vue des acteurs qui animent ce processus".


"Depuis pratiquement 2000, même bien avant, les élections se sont déroulées dans un cadre normatif tel que personne ne peut frauder. Le temps de bourrage des urnes, le temps des urnes multipliées, clandestines, etc… c’est terminé depuis longtemps, c’est terminé", a-t-il souligné.


"Notre administration a montré en 2000, en 2007 et en 2012 pendant les élections locales que c’est un système fiable, un système robuste que le président, justement, s’est promis d’améliorer régulièrement. Donc, nous avons dépassé cette période dans notre pays. Par conséquent, il n’est pas question de toucher l’architecture actuelle du point de vue institutionnel", a-t-il ajouté.


Parlant des réalisations, El Hadji Hamidou Kassé a relevé que le président Sall "a entrepris de vastes chantiers dans le pays et dans tous les domaines".


"Dans le domaine des infrastructures, il a opéré, selon lui, une rupture fondamentale en termes de distribution des investissements sur l’ensemble du territoire national". 

OID/PON