Le cadre juridique des catastrophes naturelles ou sanitaires à la Une
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Le cadre juridique des catastrophes naturelles ou sanitaires à la Une

Dakar, 20 jan (APS) – La promulgation de la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège élargie à la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires est un des sujets abordés par les quotidiens reçus mercredi à l’APS.
 
’’Etat d’urgence, la loi élargie’’, met en exergue Le Soleil. Le président de la République a promulgué, mardi, la loi sur l’état d’urgence et l’état de siège élargie à la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires et décidé de maintenir le couvre-feu, de 21 h à 5 h du matin, sur l’étendue des régions de Dakar et Thiès.
 
L’Assemblée nationale a voté, le 11 janvier, le projet de loi n°46/2020 modifiant la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège, élargie dorénavant aux catastrophes naturelles ou sanitaires.
 
L’adoption de ce texte octroie aux ministres, gouverneurs et préfets la possibilité de prendre des ‘’mesures exceptionnelles’’ qui ne relevaient que des prérogatives du président de la République.
 
’’La modification applicable, consacre l’entrée en vigueur, d’un troisième régime juridique qui gouverne désormais la gestion des catastrophes naturelles ou sanitaires’’, a expliqué Seydou Guèye, ministre, porte-parole et Coordonnateur de la Communication de la présidence de la République.
 
La nouvelle loi permet désormais au président de la République de prendre ’’certaines mesures de protection et de restriction sans la proclamation de l’état d’urgence ni passer par l’Assemblée nationale’’, souligne Le Quotidien qui affiche à sa Une ‘’Le nouveau régime de Macky Sall’’.
 
Selon le journal, ’’le pays bascule dans la gestion des catastrophes et crises sanitaires (alors) que l’Assemblée nationale est privée du pouvoir de contrôle’’.
 
’’Fin de l’état d’urgence et de l’état de siège : Macky Sall inaugure un nouveau régime’’, note Walfadjri, soulignant que ‘’la nouveauté avec cette réforme réside dans le fait que des mesures de protection et de restriction des libertés peuvent être prises sans proclamer l’état d’urgence’’.
 
Sur le front de la lutte contre la Covid-19, Source A constate que l’interdiction des rassemblements ‘’n’est pas appliquée dans le secteur informel’’. ‘’Même si les marchés de mercredi (Gueule Tapée) et de samedi (Allées du front de terre), dans la banlieue de Dakar, sont interdits, on assiste quotidiennement à des rassemblements de citoyens très denses. Sur l’avenue Bourguiba (…), se tient le plus normalement du monde une foire. Pas plus tard que dimanche dernier, le +louma+ de Dahra Djolof s’est tenu (…)’’, déplore le journal.
 
Le journal Enquête relève un ‘’impact mitigé du religieux’’ dans la lutte contre la pandémie. ‘’Malgré l’engagement des autorités religieuses, la pandémie gagne du terrain ainsi que le déni de la maladie. Différents épisodes, depuis le début de la pandémie, sont venus….perturber le discours religieux’’, écrit la publication.
 
Le quotidien L’As signale que le Sénégal est le deuxième pays en Afrique de l’ouest qui a enregistré le plus grand nombre de décès liés à la Covid-19. ‘’Avec 536 morts, le Sénégal occupe la deuxième place du classement des pays qui ont enregistré le plus de décès liés au coronavirus en Afrique de l’ouest. Il est devancé par le Nigeria’’, selon L’As.
 
Pendant ce temps, le quotidien Kritik se fait écho de ‘’l’épuisement physique et psychologique’’ du personnel soignant. ‘’Depuis 9 mois, le système de santé du Sénégal est mis à rude épreuve, les médecins urgentistes et le personnel soignant affecté dans les centres de traitement des épidémies (CTE), dans les structures spécialisées et dans le transport médicalisé sont épuisés physiquement et psychologiquement’’, alerte dans le journal l’Association sénégalaise des médecins-urgentistes.
 
Vox Populi annonce que le président de l’ONG Horizon sans frontières Boubacar Seye a été placé sous mandat, mardi, pour ‘’diffusion de fausses nouvelles’’ suite à ses propos sur la gestion d’un fonds de 118 milliards de francs Cfa débloqué par l’Union européenne (UE) au profit du Sénégal pour la lutte contre l’émigration clandestine.
 
Libération signale que la plainte de Ousmane Sonko dans l’affaire des ’’94 milliards de francs’’ Cfa a été classée sans suite. ‘’Même à supposer établies, les infractions susvisées ne sauraient occasionner ou établir un quelconque préjudice ni directement ni personnellement pour l’auteur de la plainte ou quiconque à l’exception de l’Etat’’, selon les explications du juge rapportées par le journal.
 
OID