La passe d’armes entre Khalifa Sall et le procureur à la Une
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La passe d’armes entre Khalifa Sall et le procureur à la Une

Dakar, 8 fev (APS) – Les quotidiens reçus jeudi à l’APS se délectent de la passe d’armes entre le maire de Dakar et le procureur de la République dans le cadre du procès de la caisse d’avance de la mairie de la capitale.
 
Le quotidien Source A fait état d’"échanges houleux" au procès de Khalifa Sall et titre : "L’escalade". "Les adeptes d’échanges de propos aigre-doux n’ont pas été déçus, hier, au dixième jour du procès de Khalifa Sall et de ses co-prévenus. La raison ? Le maire de Dakar et le procureur de la République se sont littéralement tirés dessus via des flèches meurtrières".
 
"Les hostilités ont été ouvertes" par Khalifa Sall, "énervé" par une question du procureur Serigne Bassirou Guèye, sur la nature de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, selon Source A.

Reprochant au procureur de ne poser que de "questions à charge", il s’est alors adressé au représentant du ministère public en ces termes : "Quel est votre problème ? (...)". Et le procureur de répliquer : "Moi, je n’ai pas de problèmes. Celui qui a des problèmes, c’est celui qui a détourné l’argent destiné à la population".
 
Vox Populi s’est aussi fait l’écho de cette "journée de passes d’armes" au tribunal et note que "Khalifa Sall solde ses comptes avec Serigne Bassirou Guèye et s’accroche avec Me Yérim Thiam (avocat de l’Etat)".
 
"Ca a chauffé, hier, au tribunal correctionnel de Dakar, entre le maître des poursuites et l’édile de la ville de Dakar. Ils ont soldé leurs comptes devant la barre avant que les conseils de la défense ne s’interposent", selon Vox Populi. Le journal souligne que tout est parti d’une question du ministère public sur la nature de la caisse d’avance qui vaut à Sall et compagnie un procès pour, entre autres, détournement de deniers public d’un montant de 1,8 milliards de francs CFA.
 
Parlant de ces échanges, L’As note que "le procureur fâche Khalifa Sall" tandis que Sud Quotidien évoque une "attaque frontale" entre le maire de Dakar et le représentant du ministère public. Pour Tribune, c’était "des coups à fonds la caisse".
 
Le Quotidien qualifie ces "échanges musclés" d’"attaques Sall et Bass". "Le maire de Dakar pense que le procureur dont le souhait est de dormir tranquillement au sortir de chaque audience a quelque chose à se reprocher. Une accusation balayée d’un revers de la main par Serigne Bassirou Guèye qui n’a pas manqué de l’accuser d’avoir détourné l’argent de la population", écrit le journal.
 
Dans sa livraison du jour, le quotidien Enquête présente le procureur Serigne Bassirou Guèye, comme "un magistrat +soumis+". "Contrairement à son prédécesseur (Ousmane Diagne), Serigne Bass, est lui, depuis sa nomination, en parfaite entente avec ses supérieurs. Le natif de Thilmakha Mbakhogne est décrit par ses proches comme un +dur à cuir+ au moment où ses détracteurs le taxent de magistrat +zélé+", écrit Enquête.
 
"Parquetier pur et dur, Serigne Bassirou Guèye, est peint comme un magistrat rigoureux, compétent et intraitable contre les pourfendeurs de la loi. Sorti de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature en 1997, il a durant toute sa carrière servi la République en tant que magistrat debout. A sa sortie, il a été affecté au tribunal de Dakar, puis de Tambacounda, avant de retourner à Dakar. Un magistrat soumis au principe de la hiérarchie", note Enquête.
 
Le Soleil met en exergue "les femmes et le droit foncier au Sénégal" et note que seuls 13% ont accès aux terres agricoles. Le quotidien annonce que l’Initiative prospective agricole rurale (IPAR) et le Conseil de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) ont lancé mercredi un projet de recherche-action qui a pour objectif de renforcer les droits fonciers des femmes.
 
Vox Populi revient sur "les heurts post-électoraux" en Guinée et signale que le pays "est à feu et à sang". Le journal fait état de 5 morts dans des manifestations des partisans de l’opposant Cellou Dalin Diallo. Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées après les élections municipales de dimanche.
 

OID/ASB