La promotion d’une ’’culture de l’exportation’’ au menu d’un atelier
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SENEGAL-AFRIQUE-COMMERCE

La promotion d’une ’’culture de l’exportation’’ au menu d’un atelier

Dakar, 16 oct (APS) – Des producteurs et exportateurs de pays francophones de l’Afrique de l’ouest participent à un atelier dédié à la promotion d’une ‘’véritable culture de l’exportation’’, une rencontre ouverte mardi dans la capitale sénégalaise, a appris l’APS.

 L’objectif de cet atelier, qui s’inscrit dans l’initiative conjointe du Centre du commerce international (ITC), de la Commission de l’UEMOA et de l’Union européenne (UE), est ‘’d’accompagner le secteur privé ouest-africain francophone en développant et en dispensant des formations pratiques couvrant les diverses étapes du processus d’exportation’’, soulignent les organisateurs dans un document transmis à l’APS.

Il s’agit de ‘’mettre en lumière non seulement les défis à relever, mais également les opportunités à saisir pour les pays d’Afrique qui souhaitent tirer avantage des chaînes de valeur globales (CVG).

Les initiateurs rappellent que ‘’dans le cadre d’une économie mondiale globalisée, le développement de chaînes de valeur globales (CVG) semble s’imposer comme un nouveau modèle économique avec ses défis et opportunités pour les pays en développement’’.

Ils ajoutent : ‘’l’intégration des exportateurs africains dans ces CVG dépend de leur capacité à se conformer aux conditions du marché en matière de normes, qualité, fiabilité, volume, traçabilité, vitesse de distribution et préférences des consommateurs’’.

Pour accéder aux marchés ‘’les plus exigeants’’, les exportateurs africains ‘’doivent renforcer leurs connaissances de l’ensemble des segments constitutifs des CVG et des chaînes d’approvisionnement nationales qui peuvent soutenir durablement leurs produits’’.

Selon les organisateurs de la rencontre, ‘’se développer à l’international nécessite de maîtriser diverses procédures commerciales, juridiques, financières, logistiques, administratives, douanières et fiscales mais aussi de négocier à l’international et de gérer les différences culturelles.

 Il s’agit là de toute une culture d’exportation dont les exportateurs africains devraient se doter pour faciliter leur intégration dans les CVG’’.

L’atelier de Dakar qui dure trois jours sera notamment l’occasion de ‘’restituer un cours sur la culture de l’exportation et un guide de pénétration du marché américain sous le régime AGOA afin que ces livrables puissent être intégrés par les instituts d’appui au commerce et les instituts de formation à leur offre de services pour une large diffusion au niveau de la sous-région’’.

Il permettra aussi de ‘’renforcer les liens entre instituts de promotion du commerce et instituts de formation pour mieux répondre aux besoins des entreprises exportatrices en matière de formation’’ et ‘’lancer un kit didactique visant à faire ressortir les éléments qui ont permis le développement de la transformation de la tomate dans la vallée du fleuve Sénégal afin de pouvoir les appliquer à d’autres chaines de valeurs dans la sous-région’’.

L’atelier se conclura par un panel portant sur le développement des chaînes de valeur nationales/régionales et leur insertion dans les CVG, selon les intiateurs qui précisent que l’objectif de cette session est de créer une plateforme de dialogue entre divers acteurs détenant les leviers indispensables au développement de la culture de l’exportation par le développement des chaînes de valeur.

La rencontre de Dakar est organisée dans le cadre du Projet d’appui à la compétitivité du commerce et à l’intégration régionale des pays de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (PACCIR/UEMOA), mis en œuvre par l’ITC.

Il est destiné à l’ensemble des acteurs de la production de la matière première jusqu’à la mise sur le marché et mobilise les représentants des autorités sénégalaises, des représentants de la Commission de l’UEMOA, des représentants de l’UE, les représentants de l’ITC, les responsables et directeurs généraux des organismes de promotion du commerce des huit états membres de l’UEMOA.

Y prennent également part des responsables et directeurs généraux des chambres du commerce des 8 Etats membres de l’UEMOA, des représentants d’universités et école de commerce des 8 Etats membres de l’UEMOA, des représentants du secteur privé Sénégalais et de la sous-région.

OID/AKS