La mutation institutionnelle, le premier ’’défi’’ que l’APS doit relever (DG)
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La mutation institutionnelle, le premier ’’défi’’ que l’APS doit relever (DG)

Dakar, 3 avr (APS) - La mutation devant faire passer l’Agence de presse sénégalaise (APS) d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) à société nationale est le ’’défi le plus urgent’’ auquel ce média public sera confronté dans les mois à venir, a souligné son directeur général Thierno Birahim Fall.

"Le défi le plus urgent à l’heure actuelle pour l’APS est celui de la mutation institutionnelle pour qu’elle puisse passer d’établissement public à caractère industriel et commercial à société nationale", a dit M. Thierno Birahim Fall.
 
S’exprimant à l’occasion du 60e anniversaire de l’APS, il a appelé "tout le personnel de l’APS à se mobiliser autour de ce défi qui nous donnera plus de marge de manœuvre, beaucoup plus d’ouverture et de capacités de mobilisation de ressources pour atteindre nos objectifs de performance mais aussi pour mieux réussir notre mission de service public".
 
Selon lui, la production de l’information "nécessite un minimum de moyens" et des ressources humaines plus adaptées aux mutations caractérisant l’univers des médias de manière générale.
 
"On ne peut y remédier de façon durable qu’avec la mise en place d’une SN-APS, société nationale à l’image des autres médias publics", a indiqué M. Thierno Birahim Fall, donnant l’exemple de la Radiotélévision sénégalaise et du quotidien national Le Soleil. 
 
Le directeur général de l’APS estime qu’à partir d’une telle mutation, l’agence "pourrait mieux se mouvoir dans le paysage médiatique avec beaucoup plus de moyens et naturellement avec beaucoup plus de résultats".
 
"Il y a aussi le défi technologique à relever en créant les conditions d’une digitalisation parce que les nouvelles technologies de l’information et de la communication nous offrent aujourd’hui de nouvelles opportunités", a-t-il souligné.
 
L’APS compte ainsi travailler à rendre son unité audiovisuelle plus performante, un des "défis à relever’’ pour une agence qui se veut de référence, a-t-il indiqué.
 
"C’est une nouveauté à en faire véritablement un service dynamique et fonctionnel doté suffisamment de moyens pour réussir le pari d’une unité audiovisuelle à l’image de celle de l’Agence France Presse", par exemple, a poursuivi M. Fall. 
 
Il note par ailleurs que "le paysage médiatique sénégalais est marqué par un dynamisme des médias de manière générale malgré la rareté parfois des ressources". 
 
"Il y a une grande diversité d’organes de presse et de ce point de vue, plus il y’en a, mieux cela vaut et j’estime que c’est une bonne chose pour la démocratie sénégalaise", a-t-il ajouté. 
 

DS/BK