La lutte contre le trafic illicite des biens culturels au menu d’une réunion à Dakar
APS
SENEGAL-AFRIQUE-CULTURE

La lutte contre le trafic illicite des biens culturels au menu d’une réunion à Dakar

Dakar, 19 juil (APS) – Le Bureau régional de l’UNESCO à Dakar organise, depuis mardi, une réunion du groupe de travail sous-régional de lutte contre le trafic illicite des biens culturels (TIBC) dans la région du Sahel, a appris l’APS.
 
Cette rencontre va durer trois jours, selon un communiqué reçu du Bureau régional de l’UNESCO.
 
Elle réunit à Dakar une vingtaine d’experts et professionnels venant de cinq pays de la sous-région (Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal), représentants des ministères de la Culture, des Nations Unies, directeurs de musées ainsi qu’agents de police, représentants des bureaux nationaux d’Interpol et officiers des douanes.
 
"Bien que protégés par différentes législations nationales et traités internationaux, les biens culturels d’Afrique de l’Ouest, fortement convoités sur le marché de l’art, font souvent l’objet de transactions commerciales illégales", rappelle l’UNESCO.
 
L’organisation onusienne ajoute que poussées à des mesures de survie extrêmes, "liées aux famines et à la pauvreté, les populations vendent, sous la pression de trafiquants, une partie de leur patrimoine culturel". 
 
"Aujourd’hui les agriculteurs délaissent leurs champs pour aller creuser les sites archéologiques. Les objets illicitement exhumés et exportés peuvent se retrouver plus tard dans des collections en Europe ou en Amérique du Nord, mais aussi en Asie ou encore dans le Golfe, partout où des collectionneurs non scrupuleux et des musées sans éthique s’en portent acquéreurs sans préoccupation de leur provenance", note encore l’UNESCO.
 
Selon le communiqué, "Internet a révolutionné ce commerce, facilitant et accélérant ces transactions illégales, et permettant de revendre les biens culturels, en particulier pièces archéologiques et sacrées, qui peuvent ainsi atteindre des sommes importantes et sortent des territoires nationaux sans contrôle".
 
Il rappelle que la lutte contre le trafic illicite, qui fait l’objet depuis 2015 de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité, "est donc devenue, au-delà d’un enjeu culturel national, un impératif de sécurité internationale".

OID/ASB/ASG