La Covid-19 et l’affaire Boubacar Sèye au menu
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La Covid-19 et l’affaire Boubacar Sèye au menu

Dakar, 22 jan (APS) – L’accélération de la pandémie du nouveau coronavirus dans le pays et les appels à la libération de Boubacar Sèye, président de l’ONG ‘’Horizon sans frontières’’ sont entre autres sujets abordés par les quotidiens reçus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
 
Le Quotidien ouvre sur la propagation de la pandémie de Covid-19 et affiche à sa Une : ‘’Toux s’accélère’’. ‘’6 Unités de formation et de recherche (UFR) touchées à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ; La région de Diourbel culmine à un taux de létalité de 8,5% ; Le Garde des Sceaux +limite+ les mandats de dépôt’’, résume le journal.
 
S’intéressant au sujet, le quotidien Kritik note que ‘’tous les voyants sont au rouge’’. ‘’La tendance haussière des malades hospitalisés du coronavirus s’est poursuivie, jeudi, de même que le nombre de personnes se trouvant dans les unités de réanimation (….)’’, souligne la publication.
 
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a comptabilisé jeudi 267 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus et 6 décès liés à la maladie.
 
A ce jour, 3.441 patients, dont 47 dans un état grave, sont sous traitement dans les structures dédiées ou à domicile, selon le ministère de la Santé.
 
‘’Au Sénégal, le décompte macabre ne ralentit toujours pas. Et l’hécatombe pressentie au début de la crise sanitaire par l’OMS risque de se produire, vu l’augmentation du nombre de décès (…)’’, déplore pour sa part Source A.
 
Pour L’Observateur, ‘’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Malgré la recrudescence de la maladie (…) avec son lot de morts, un grand nombre de Sénégalais continue de nier l’existence de la maladie’’. 

‘’Une situation qui devient de plus en plus compliquée avec le refus de certains de se faire dépister ou d’autoriser les tests post-mortem sur des proches parents suspectés morts du coronavirus’’, regrette le journal du Groupe futurs médais (GFM).
 
De son côté, Vox Populi revient sur la circulaire à travers laquelle le ministre de la Justice invite les responsables de juridictions à prendre les dispositions nécessaires face à la recrudescence des cas de Covid 19. ‘’Malick Sall +confine+ la justice pour prévenir l’hécatombe’’, dit le journal.
 
Le Garde des Sceaux demande, entre autres, ’’la restriction des entrées dans les locaux des cours et tribunaux en autorisant l’accès uniquement aux personnes pour lesquelles la présence en ces lieux est justifiée ; la limitation du nombre de personnes dans les salles d’audience où ne devraient être admis que les justiciables concernés par les affaires enrôlées, tout en veillant au respect de la distanciation physique’’.
 
’’Par ailleurs, ajoute t-il, dans le cadre des procédures de flagrants délits, la délivrance des mandats de dépôt doit se faire avec parcimonie pour maintenir la population carcérale dans des proportions raisonnables’’. 
 
Pendant ce temps, La Tribune évoque une ‘’levée de boucliers’’ pour la libération de Boubacar Sèye, le président de l’ONG ‘’Horizon sans frontières’’.

Boubacar Seye a été placé sous mandat, mardi, pour ‘’diffusion de fausses nouvelles’’ suite à ses propos sur la gestion d’un fonds de 118 milliards de francs Cfa débloqué par l’Union européenne (UE) au profit du Sénégal pour la lutte contre l’émigration clandestine.
 
‘’Dénonciations tout horizon’’, affiche à sa Une la publication qui écrit : ‘’L’arrestation de Boubacar Seye continue d’alimenter tous les débats. Mieux, des soutiens venant de partout réclament la libération de ce dernier (…)’’. Au moins 13 organisations réclament la libération du président de ‘’Horizon sans frontières’’, selon Tribune.
 
Le Témoin donne la parole à des experts et s’interroge : ‘’faut-il brûler la loi sur la diffusion de fausses nouvelles ?’’.
 
Enquête met l’accent sur les programmes migratoires de l’Union européennes (UE) au Sénégal et titre : ’’Des milliards dans le vent’’.

’’Selon un rapport, entre 2005 et 2019, plus de 200 milliards de francs Cfa ont été investis au Sénégal pour freiner l’émigration irrégulière. Les mauvais résultats s’expliquent par la dispersion des efforts qui biaisent l’émergence d’une politique migratoire nationale’’, souligne le journal.

OID/AKS