La collecte des parrainages à la Une
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La collecte des parrainages à la Une

Dakar, 25 août (APS) – Le démarrage, lundi, des opérations des collecte de parrainages pour les candidatures à l’élection présidentielle de 2019 est le sujet phare dans la livraison des quotidiens reçus samedi à l’APS.

 

La révision constitutionnelle du 19 avril 2018 impose désormais aux candidats à la prochaine présidentielle un parrainage de 0,8% du corps électoral. Le parrainage était jusqu’ici limité aux candidatures indépendantes.
 
Pour être recevable, toute candidature doit être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au minimum, 0,8 % et, au maximum 1 % du fichier électoral général, selon le Code électoral révisé. Les électeurs signataires doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région.
 
Walfadjri souligne que ‘’les choses sérieuses commencent’’ pour l’élection présidentielle de 2019 avec le lancement, lundi, des opérations de collecte de parrainages.

‘’C’est parti pour la course à l’élection présidentielle dont le premier tour est fixé au 24 février 2019. Tous les candidats qui se sont déjà déclarés ont à partir de lundi prochain et jusqu’au 26 décembre 2019 pour collecter et déposer leurs signatures à la direction générale des élections’’, écrit Walf.
 
Le journal ajoute : ‘’Beaucoup ont déclaré leur candidature à la présidentielle (…). Mais à cause d’un tri redoutable, le parrainage imposé par le président Macky Sall, quelques-uns seulement seront choisis et beaucoup exclus sur la quarantaine de candidats déclarés’’.
 
Selon Vox Populi, ‘’la Direction générale de élection dévoile enfin le secret du parrainage’’. Le journal précise que ‘’le numéro d’identification CEDEAO de 17 caractères de l’électeur est le discriminant qui a été introduit dans le système de parrainage des candidats à la présidentielle’’. Le but est d’éviter ‘’les imitations et les fausses signatures (….)’’.
 
Avec le démarrage de la collecte des parrainages, ‘’l’opposition perd ses mille et une batailles’’, note Sud Quotidien, rappelant que l’introduction du système de parrainage qui ‘’a fait couler beaucoup d’encre et de salive passe malgré toutes les tentatives initiées par l’opposition sénégalaise pour barrer la route à ce système de filtre’’.

‘’De la bataille de l’opinion à celle diplomatique en passant par celle parlementaire ou encore de la rue et celle juridique, le chef de l’Etat, Macky Sall, a été intransigeant sur la nécessité de rationaliser les candidatures aux prochaines joutes’’, ajoute Sud.
 
Pour Enquête, le parrainage ‘’(est) un mal nécessaire’’. ‘’A six mois de l’élection présidentielle, c’est déjà la foire des marchands d’illusions. Presque 40 personnes, aux trajectoires parfois douteuses, prennent d’assaut les médias et autres réseaux sociaux pour vendre tantôt des chimères, souvent leur propre personne. Justifiant par la même occasion, de la nécessité d’un filtrage des candidatures pour les compétitions électorales à venir. Ils donnent raison aux défenseurs invétérés de la dernière réforme constitutionnelle du présidentMacky Sall’’, souligne Enquête.
 
Le Quotidien se fait écho de la déclaration du Secrétaire général adjoint du PDS, Oumar Sarr, qui estime que ‘’Karim Wade peut être candidat sans carte d’électeur’’. 

‘’Pour expliquer le bien-fondé de la recevabilité de la candidature de Karim Wade, le PDS précise qu’+être électeur ne signifie pas disposer de carte d’électeur+. D’après Oumar Sarr, un +Sénégal électeur+ est différèrent d’un +Sénégalais électeur inscrit sur la liste électorale+’’, écrit Le Quotidien qui affiche à sa Une : ‘’bulletin blanc à Karim’’.
 
Concernant Karim Wade, Libération informe que la Cour suprême se prononce ce 30 août sur le rejet de son inscription sur les électorales. 
 
Dans le journal Le Soleil, le Pr Pascal Sagna, climatologue souligne que ‘’le Sénégal vit une anomalie pluviométrique qui n’est pas exceptionnelle’’.
 
OID