Bakary Sambe plaide l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent
APS
SENEGAL-EDUCATION

Bakary Sambe plaide l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme violent

Dakar, 4 déc (APS) - Le directeur de Timbuktu Institute, Bakary Sambe a invité, lundi à Dakar, les autorités à mettre en place une "stratégie nationale inclusive" de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent.
 

"Nous lançons un appel solennel à l’Etat du Sénégal pour la mise en place d’une stratégie nationale inclusive de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent", a-t-il déclaré.
 
Le Dr Sambe intervenait à la cérémonie de clôture du programme "Educating for peace" conduit par Timbuktu Institute avec le soutien de l’Ambassade des Etats-Unis au Sénégal.
 
Pour lui, "au regard de la mutation du phénomène du terrorisme, il est urgent de développer cette stratégie nationale de prévention à l’instar des pays de la sous-région, sans négliger d’intégrer les cadres régionaux de coopération". 
 
Le Dr Sambe a indiqué que cette stratégie nationale "devra être la plus inclusivement possible en impliquant les chercheurs, les religieux et la société civile et mais avec l’éducation comme pilier essentiel".
 
Il est également revenu sur la nécessité pour le Sénégal de s’appuyer sur les enseignements et la contribution des guides religieux et de la société civile.
 
"L’institut exhorte les autorités sénégalaises à travailler avec leurs partenaires africains et internationaux à la mise en place et à l’opérationnalisation d’une plateforme collaborative de veille et d’anticipation sur les risques", a-t-il noté.
 
Il a notamment cité l’exemple des risques avec l’émergence du terrorisme d’origine nationale auquel tous les pays se préparent actuellement en vue de contrer et de travailler à sa prévention.
 
Selon l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Salama Mushingi, "en mettant l’accent sur le dialogue et l’interaction, une nouvelle génération va comprendre la valeur de l’échange d’idées, de croyances et de pensées". 
 
D’après le diplomate américain, "la tolérance n’implique pas un manque d’engagement vis-à-vis des croyances des uns et des autres, mais elle condamne plutôt l’oppression ou la persécution d’autrui".
 
Il a ajouté que "dans ce programme, il ne s’agit pas de changer l’opinion de quelqu’un, mais plutôt de comprendre la perspective d’autrui pour vivre en paix".
 

AMN/PON