L’APS doit devenir une société nationale, selon Abdoulaye Wilane
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SENEGAL-MEDIAS

L’APS doit devenir une société nationale, selon Abdoulaye Wilane

Dakar, 2 déc ( APS) - Le député Abdoulaye Wilane a proposé samedi à l’Assemblée nationale de transformer le statut d’établissement public de l’Agence de presse sénégalaise (APS) en société nationale.
 
"L’APS rencontre d’énormes difficultés financières qui bloquent son fonctionnement. Elle doit être accompagnée par l’État pour sortir de cette crise", a-t-il dit, ajoutant sa voix au concert de plaidoyers de ses collègues en faveur de la doyenne des agences de presse africaines.
 
Abdoulaye Wilane invite l’État à ériger ce média de service public en société nationale pour lui permettre de disposer d’une certaine liberté pouvant l’amener à prendre en charge ses difficultés financières, ce que ne permet pas son statut actuel d’établissement public à caractère industriel et commercial.
 
M. Wilane estime que le ministère de tutelle doit aussi aider l’APS à payer ses dettes et mettre en place des mécanismes permettant à l’agence de recouvrer les fonds que lui doivent des institutions de l’Etat.
 
Venu défendre le budget de son département devant les députés, le ministre de la Communication a fait part de sa disponibilité à faire davantage pour améliorer la situation financière de l’APS.
 
"La subvention de l’APS est arrêtée à 442 millions contre 371 millions de Fcfa. Il s’y ajoute 50 millions alloués pour l’aide a la presse. Ce n’est pas suffisant, mais nous allons faire plus", a-t-il promis.
 
Abdoulaye Baldé a réaffirmé sa volonté de travailler avec les agents de l’APS pour la mise sur pied d’un projet d’investissement pour aider le média de service public à sortir des difficultés dans lesquelles elle est empêtrée, faute d’un financement suffisant.
 
A son tour, le ministre délégué en charge du Budget, Birima Mangara a donné l’assurance de " régler définitivement cette année le problème des services publics."

D’autres députés ont plaidé pour l’augmentation de la subvention allouée à l’Agence de presse sénégalaise (APS), afin de permettre à ses travailleurs d’avoir le même traitement que ceux des autres médias de service public.
 
Le secrétaire élu, Mame Bounama Sall, a ainsi défendu une meilleure prise en charge des " besoins de fonctionnement" de l’APS, qui souffre d’un sous-financement chronique qui plombe ses performances et précarise ses travailleurs.
 
"L’APS doit être traitée au même niveau que les autres organes du service public. Les travailleurs de cet organe public ont besoin d’une prise en charge médicale et des moyens humains", a-t-il argumenté.
 
Selon lui, le travail accompli au quotidien par les agents de l’APS mérite plus que ce qu’ils reçoivent comme budget. 
 
"Les travailleurs ne bénéficient pas de cotisations sociales et les congés et missions ne sont pas pris en charge", a déploré M. Sall, invitant par ailleurs l’ Etat à encadrer le Code la presse.
 
La députée Aïda Mbodj a abondé dans le même sillage et demandé au ministre de la Communication de "régler pour de bon le problème" de l’APS.
 
" À ce jour, l’APS une structure aussi importante n’est pas logée à la même enseigne que les autres organes publics. Le problème de l’agence doit être réglé définitivement", a-t-elle insisté.
 
La députée Sokhna Dieng et son collègue Mamadou Lamine Diallo ont également proposé l’augmentation du financement du service public de l’information, exhortant l’Etat à changer le statut de l’APS, à défaut de revoir à la hausse sa subvention.


SDI/ASG