L’Afrique occupe ‘’une place relativement importante’’ dans la politique étrangère suisse (diplomate)
APS
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L’Afrique occupe ‘’une place relativement importante’’ dans la politique étrangère suisse (diplomate)

Dakar, 25 mai (APS) – L’Afrique occupe ‘’une place relativement importante’’ dans la ‘’Vision de la politique étrangère de la Suisse à l’horizon 2028’’ (AVIS28), un rapport qui trace les lignes de la future politique étrangère de la Suisse, a indiqué l’Ambassadrice Siri Walt, Cheffe de la Division Afrique subsaharienne et Francophonie au DFAE (Département fédéral des Affaires étrangères).
 
’’L’Afrique occupe une place relativement importante dans l’AVIS28, tant en termes de défis que d’opportunités. Pour les premiers, l’Afrique est évidemment confrontée au changement climatique, conflits, fragilité, pauvreté et migration’’, a-t-elle notamment affirmé dans le magazine ‘’Reflets Suisse-Afrique’’ à l’occasion de la Journée internationale de l’Afrique célébrée ce 25 mai. 
 
‘’Pour relever ces challenges, la coopération au développement et la consolidation de la paix continuent évidemment à occuper une place centrale’’, a dit la diplomate, soulignant que l’Afrique ‘’est une région prioritaire de la Stratégie de Coopération Internationale 2021 – 2024 de la Suisse, qui recevra 71% des engagements bilatéraux de la Coopération suisse (dont 60% pour l’Afrique subsaharienne)’’. 
 
Ce choix s’explique par le fait que ‘’selon les prévisions de la Banque mondiale, d’ici 2030, 90 % des personnes vivant dans l’extrême pauvreté se situeront en Afrique subsaharienne’’, a dit l’Ambassadrice Siri Walt. 
 
La Cheffe de la Division Afrique subsaharienne et Francophonie au DFAE (Département fédéral des Affaires étrangères) a relevé qu’en outre ’’l’Avis28 souligne également le potentiel économique du continent, raison pour laquelle, la présence de la Suisse en Afrique devrait également être renforcée’’.
 
Elle a ajouté que d’une manière générale, ‘’l’AVIS28 recherche une approche plus globale de notre politique étrangère à l’égard de l’Afrique, une approche qui tienne compte à la fois des défis et des opportunités’’. 
 
Selon l’ambassadrice, outre les pays prioritaires classiques, le rapport ‘’se concentre, à titre d’exemple, sur d’autres partenaires africains tels que l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal, l’Angola et bien sûr l’Afrique du Sud en tant que moteurs économiques potentiels’’. 
 
Relevant que l’Afrique ‘’n’est pas un monolithe’’, la diplomate estime qu’’’une politique différenciée à l’égard de de ce continent est donc nécessaire’’. 
 
Elle signale que du point de vue économique, ‘’il est important de noter qu’aujourd’hui de nombreux pays d’Afrique ne veulent plus d’aide classique mais des investissements dans le secteur privé’’. 
 
Selon elle, ‘’une fois la crise du Covid-19 passée, plusieurs pays à forte croissance continueront d’être des partenaires économiques intéressants’’.
 
Cependant, a-t-il précisé, ‘’l’amélioration des conditions-cadres et du climat des affaires restent essentiels afin d’attirer des entreprises suisses sur le continent’’. 
 
Sur le plan politique aussi, le continent africain ‘’n’est pas uniforme’’, a relevé l’ambassadrice, rappelant que ‘’de manière constante, la Suisse s’engage en faveur des droits de l’Homme, du renforcement de l’Etat de Droit et de processus électoraux libres et transparents’’. 
 
 OID