Kidira : le GARSI pour contrer les menaces transfrontalières
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Kidira : le GARSI pour contrer les menaces transfrontalières

Kidira, 31 oct (APS) – Le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, a inauguré, jeudi à Kidira, dans le département de Bakel (est), la caserne du Groupe d’action rapide, de surveillance et d’intervention (GARSI), une force qui d’après lui va ‘’apporter une riposte appropriée’’ face aux menaces transfrontalières.
 
‘’L’implantation de GARSI confirme notre posture pérenne de renforcer la protection du sanctuaire national et d’apporter une riposte appropriée face aux menaces transfrontalières’’, a-t-il dit lors de la cérémonie d’inauguration.
 
La caserne du GARSI de Kidira a été réalisée grâce à l’appui de l’Union européenne (UE) avec la mise à disposition de moyens logistiques adaptés à la mobilité.
 
Cette nouvelle caserne, construite dans le respect des normes requises pour une infrastructure militaire, peut accueillir 150 gendarmes du GARSI, unité qui, selon le ministre des Forces armées, va monter en puissance pour atteindre 200 gendarmes prochainement.
 
‘’Dans un contexte marqué par le grand banditisme et les nouveaux enjeux sécuritaires tels l’extrémisme violent, le terrorisme et la criminalité transfrontalière, cette unité assure la protection des populations’’, a-t-il ajouté.
 
Aujourd’hui, a poursuivi Sidiki Kaba, les habitants des villages et communes ‘’vaquent tranquillement à leurs occupations’’ grâce à la présence du GARSI qui, à travers ses activités de patrouille et de nomadisation, assure une ‘’couverture sécuritaire efficace’’.
 
Le ministre de Forces armées a invité par ailleurs les populations à apporter leur contribution pour une réussite de la mission du GARSI.
 
Au-delà des missions qui lui sont assignées, le GARSI procure aux populations des consultations gratuites et des soins médicaux pendant ses activités de nomadisation et au sein de la caserne.
 
Au total, 1.000 civils ont été reçus à l’infirmerie depuis l’installation de l’unité en février 2019.
 
L’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson, souligne que le projet GARSI constitue une approche nécessaire au vu de la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.
 
‘’L’Etat du Sénégal fait preuve d’exemplarité en assumant pleinement son rôle et ses responsabilités, notamment par la présence de ses structures y compris dans les zones les plus reculées du pays’’, a-t-elle souligné.
 
Elle a insisté sur la nécessité de faire avancer à tous les niveaux, l’intégration régionale qui reste un axe majeur de l’engagement extérieur de l’UE.
 
Selon l’UE, ‘’l’objectif général du projet consiste à assurer la sécurité des populations, y inclus dans les zones reculées et transfrontalières à proximité du Mali et la Mauritanie pour contribuer à une lutte plus efficace contre les menaces transnationales, y compris celles posées par les réseaux terroristes et de criminalité organisée’’.
 
Elle ajoute que ‘’le projet GARSI s’inscrit aussi dans une stratégie plus globale de l’UE pour la région du Sahel, qui reconnait qu’au Sahel comme ailleurs, la sécurité et le développement sont indissociables’’.
 
Le lancement officiel du projet a eu lieu le 9 février 2018, ‘’avec la signature d’une convention entre le Gouvernement du Sénégal et l’Union Européenne’’. Le GARSI est mis en œuvre avec 4 Etats membres : l’Espagne, la France, l’Italie et le Portugal.
 
Le GARSI Sénégal a une compétence nationale avec un budget total de 6,4 millions d’euros (environ 4,2 milliards FCFA) pour une phase de mise en œuvre de 17 mois.

SDI/ASG