Kaolack : la promotion de la semence paysanne au menu d’atelier
APS
SENEGAL- AGRICULTURE

Kaolack : la promotion de la semence paysanne au menu d’atelier

Kaolack, 5 juin (APS) - La promotion des semences paysannes et du droit des paysans était au menu d’un atelier, ce vendredi, à Kaolack (centre), en prélude de la célébration de la journée mondiale de l’Environnement, a constaté l’aps.

’’Les associations paysannes et d’autres acteurs du secteur se sont réunis au tour d’un atelier pour parler d’un instrument appelé traité international sur les ressources phylogénétiques (TIRPAA ) qui fait la promotion des semences paysannes et du droit paysan’’, a expliqué le Secrétaire général de la convergence des écologistes du Sénégal, Pr Pape Maïssa Dieng.
 
Selon lui, l’instrument juridique international TIRPAA reconnaît les droits des paysans à accéder à des semences qui protègent les sols, notamment les semences paysannes.
 
Pour lui, ’’l’agro-ecologie est fréné au Sénégal à cause des enjeux économiques fortement encadrés par l’agro-industrie’’. 
 
’’Il y a des enjeux financiers forts au tour de la semence. Raison pour laquelle les industries semencières et les industries de produits chimiques ne veulent pas de la promotion de l’agro-écologie’’, a déploré le professeur Dieng, animateur de l’atelier organisée par CARITAS en collaboration avec des acteurs de l’agriculture.
 
’’Notre objectif est de faire en sorte que notre pays qui a ratifié cet instrument important initié depuis 2003 qu’est TIRPAA puisse l’appliquer’’’, a t-il prié. 
 
Aussi , il a invité le président de la République, à travers son ministère de l’Agriculture, à désigner ’’un point focal’’ au niveau du TIRPAA.
 
’’Nous attirons l’attention de nos gouvernants et de nos leaders politiques sur les semences paysannes que nos ancêtres nous ont légués’’, a lancé Mariama Sonko, la présidente du mouvement panafricain ’’La solution : célébrons l’agriculture familiale africain’’.
 
’’Les semences ne sont plus seulement une question d’utilité alimentaire mais elles sont aussi question de tradition, de culture et de valeur d’où la nécessité de ne pas les privatiser. Nous devons retrouver la pratique de l’ agri-écologie’’, a t-elle plaidé. 
 
AFD/MNF/OID