Kaizen : une méthode pour le développement de l’agro-industrie
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SENEGAL-AGRICULTURE

Kaizen : une méthode pour le développement de l’agro-industrie

Dakar, 10 mai (APS) – Dr Kei Otsuka, professeur d’économie du développement à l’institut national des hautes études politiques de Tokyo (Japon), a proposé, mercredi, l’utilisation de la méthode Kaizen pour développer le secteur de l’agro-industrie au Sénégal.
 

La méthode Kaizen qui repose sur une gestion de convivialité et de management a été utilisée pendant plus de 100 ans avec un grand succès au Japon et ailleurs pour trouver des solutions aux problèmes des entreprises, a t-il souligné.

Dr Kei Otsuka s’exprimait lors des rencontres stratégiques et de développement axées sur le thème : ’’L’agro-industriel au Sénégal : enjeux et défis’’ organisées par l’IFPRI. 

 

’’La méthode Kaizen est très importante dans la mesure où, elle permet de faire d’une pierre deux coups en se focalisant sur le développement des grappes industrielles’’, a-t-il expliqué.

 
Pour Dr Otsuka, ce qui manque dans les pays de l’Afrique subsaharienne, ’’c’est l’aspect management auquel le gouvernement et ses partenaires devront tous y travailler pour booster l’agro-industrie’’. 
 
Il a déploré le fait que les grappes industrielles soient stagnantes en Afrique à cause des problèmes liés au management dans les entreprises.
 
En vue de palier ce problème, il a proposé une approche séquentielle à travers la formation, l’investissement et la construction des infrastructures pour développer le secteur agro-industriel.
 
Selon lui, la formation des travailleurs et entrepreneurs est d’une grande importance si l’on veut avoir des grappes industrielles développées.
 
’’Dans nos stratégies de développement, il faut qu’on tienne compte des réalités sur le terrain. Nous devons orienter nos décisions politiques par rapport aux réalités de nos territoires pour avoir un impact positif dans le domaine de l’agro-industriel’’, a quant à lui souligné un spécialiste en agriculture à l’USAID, Dr Pape Nouhine Diéye. 
 
Les acteurs doivent travailler sur l’efficacité de l’investissement et les incertitudes liées autour de ces derniers, estimant que si ces problèmes ne sont pas réglés, il serait impossible d’aller vers le développement agro-industriel. 
 
Pour sa part, le directeur général de Jaboot Sarl, Pierre Ndiaye, a indiqué que la contractualisation demeure un système par lequel les acteurs du secteur industriel peuvent fixer les paramètres de réussite.
 
Cette contractualisation reste un schéma par lequel tout le monde se retrouve à travers la création de la chaîne de valeur, selon lui.
 

AMN/OID