Fatick : un financement de 121 millions pour l’amélioration de la SRMNIA
APS
SENEGAL-USA-SANTE

Fatick : un financement de 121 millions pour l’amélioration de la SRMNIA



Fatick, 22 déc (APS) - La région de Fatick a obtenu un financement direct de 121 millions de francs CFA de l’USAID pour l’amélioration des indicateurs de santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent (SRMNIA), a révélé jeudi son médecin-chef, Mouhamadou Traoré.


‘’Le financement direct pour la région de Fatick est à
hauteur de 121 millions pour les activités. Je dois dire que ce n’est pas négligeable, mais ça ne couvre pas toutes nos activités. Nous allons mettre à profit ce financement quand-même pour essayer d’améliorer les indicateurs’’, a-t-il promis.


Il s’exprimait au terme d’une réunion du comité régional de
développement (CRD), consacrée au financement direct (intervention du programme de santé de l’USAID consistant à la contractualisation des milestones de la santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents) au niveau de la région de Fatick.


Cette rencontre a été sanctionnée par la signature d’une
lettre d’exécution, un contrat signé entre le médecin-chef et le chef d’équipe de la RSS+ (renforcement du système de santé plus), dans lequel sont défini les conditions de mise en œuvre, les modalités pratiques, les aspects techniques, l’enveloppe financière et le cadre réglementaire du projet en cas de litige.


"Depuis plusieurs années, rappelle Mouhamadou Touré, nous attendions d’être enrôlés dans le financement direct, parce qu’il a pour objet de prendre en charge les activités planifiées dans les PTA (plan de travail annuel) en vue d’améliorer les indicateurs de santé.’’


"Nous avons présenté les indicateurs et nous avons une
nette progression par rapport aux années précédentes, même si nous n’avons pas encore atteint les objectifs fixés au niveau national’’, a poursuivi le médecin-chef de région.


Il a assuré que la région médicale de Fatick souhaite "mettre à profit ce financement de 121 millions, qui est une subvention de l’USAID, pour atteindre" de tels objectifs à l’échelle régionale.


"Il s’agira d’abord d’améliorer la couverture vaccinale des
enfants. Nous sommes à 82% et nous voulons atteindre 90%, mais aussi le taux d’accouchement dans les structures sanitaires, le taux d’accouchement effectué par le personnel de santé, la prévalence contraceptive en passant de 14% à 21%’’, a-t-il précisé. Il a également cité l’amélioration de ‘’la couverture des structures de santé en coins nouveau-né pour réduire la mortalité des néonatales’’.


"On a contractualisé avec l’USAID pour améliorer ces
indicateurs là et nous sommes vraiment confiants, parce que les districts et la région médicale ont planifié des activités à même d’avoir des résultats par rapport à ces indicateurs’’, a-t-il rassuré.


Il a indiqué que le défi consiste désormais en "la gestion du
processus". A cet égard, il a rappelé qu’"il y a des échéances par rapport au +milestone+ (des bornes qui sont fixés)".


"A chaque borne, a poursuivi le médecin-chef, il faut qu’il y
ait des résultats qui tombent et il faut qu’on soit à jour (…). Et, que l’on puisse produire des rapports et enregistrer les données sur lesquelles nous allons être évalués pour que le financement puisse continuer.’’


"Nous allons essayer de tout faire pour minimiser ces
risques, pour que nous soyons performants à la fin de l’année’’, a rassuré Mouhamadou Traoré.


FD/ASG