La surveillance de l’AMP de Sangomar demande plus de moyens (conservateur)
APS
SENEGAL-ENVIRONNEMENT

La surveillance de l’AMP de Sangomar demande plus de moyens (conservateur)

Fatick, 7 oct (APS) - L’Aire marine protégée (AMP) de Sangar, qui s’étend sur 87. 437 hectares entre les communes de Palmarin et de Dionewar, devrait compter des moyens de surveillance plus importants pour l’atteinte des objectifs qui lui ont été assignés, a indiqué son conservateur, le commandant Moustapha Ciss.

"Force est de constater et de noter que les moyens dont disposent le service préposé à la surveillance et à la conservation de la zone ne sont pas proportionnels à la superficie et à la configuration de l’AMP".
 
Il s’exprimait récemment au cours d’une activité de nettoyage des sites de ponte des tortues marines, une initiative s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre la prolifération des déchets plastiques.
 
"On peut avoir une AMP très large mais d’une configuration simple’’, or "ici, non seulement l’AMP est large mais la configuration est compliquée parce que le site est insulaire", a-t-il expliqué en présence des agents de l’aire marine de Sangomar et des populations insulaires environnantes.
 
Cette configuration insulaire fait donc qu’on "ne peut avoir une synergie des moyens entre les différentes îles qu’elle couvre", a-t-il noté, sans compter qu’il est par ailleurs impossible, dit-il, de prendre une vedette à partir de l’île de Niodior "pour lutter pour la surveillance du côté de Palmarin et vice-versa".
 
Le commandant Ciss en conclut que cette AMP "a donc besoin de moyens pour pourvoir atteindre les objectifs pour lesquels elle a été créée".
 
Il s’est félicité de l’appui de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA), "un partenaire très concret" qui selon lui " mène des activités simples mais très efficaces au profit des communautés et du secteur des pêches".
 
 

AB/ADE/BK