Diène Farba Sarr explique les obstacles au développement des villes africaines
APS
SENEGAL-URBANISME

Diène Farba Sarr explique les obstacles au développement des villes africaines

Dakar, 6 mars (APS) – Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a listé lundi, les "raisons multiples’’ qui empêchent les villes africaines d’asseoir de véritablement politiques et stratégies de planification et d’aménagements urbains.
 
‘’Nos villes africaines en général, sénégalaises en particulier font face à plusieurs défis liés à l’accès au logement, à la mobilité urbaine, à l’accès aux services sociaux de base et à l’insécurité’’, a-t-il indiqué, au lancement du nouveau rapport ‘’Ouverture des villes africaines au monde’’ de la Banque mondiale.
 
Cette étude passe en revue les principales contraintes auxquelles les villes sénégalaises et d’autres villes africaines font face, ainsi que les implications de celles-ci sur la productivité et les conditions de vie des résidents. 
 
Parmi ces contraintes, Diène Farba Sarr a cité le déficit en documents de planification urbaine, le manque de financement pour mettre en œuvre la planification établie et approuvée par décret. ‘’Avec tout cela, nos villes se retrouvent avec des quartiers spontanés’’, a-t-il fait observer.
 
En outre, les villes africaines sont caractérisées par un étalement qui éprouve les populations dans la mobilité urbaine, a relevé le ministre en charge du Renouveau urbain. Il a précisé que les coûts liés aux dépenses de transport occupent des proportions avoisinant 20 % des revenus mensuels.
 
‘’Le rapport recommande l’amélioration de la planification urbaine et une meilleure coordination de l’infrastructure de manière spatiale’’, a indiqué la directrice sectorielle, secteur urbain et résilience Afrique de la Banque mondiale, Meskerem Brhane.
 
Le document propose une meilleure répartition économique, pour améliorer les conditions de vie des populations vivant dans des conditions difficiles.
 
‘’Les gens ont des revenus très limités dans la plupart des villes africaines. Ce qu’on remarque aussi, c’est que le coût de la vie est élevé. Donc, si on arrive à proportionner les différentes formes d’activités économiques, on pourrait aider les populations vivant dans des bidonvilles’’, a soutenu Meskerem Brhane.
 
Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, présent lors du lancement du rapport, a évoqué les efforts consentis par le Sénégal pour accompagner le développement de ses villes.
 
Il a cité différents programmes d’appui aux communes qui ont permis de contribuer au relèvement du niveau d’équipement des villes sénégalaises et au renforcement des capacités des collectivités territoriales.

SDI/ASG/MKB