Des problèmes techniques handicapent la rentrée au collège Mathurin Diop (principal)
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SENEGAL-EDUCATION

Des problèmes techniques handicapent la rentrée au collège Mathurin Diop (principal)

Dakar, 5 oct (APS) - Le collège Mathurin Diop de Dakar n’a pas démarré les cours ce mercredi du fait de plusieurs problèmes tenchniques auxquels il est confronté a soutenu son principal, Niokhor Ngom.
 

’’Nous sommes présentement confrontés à plusieurs problèmes techniques que nous devons revoir, voilà pourquoi c’est impossible pour nous de démarrer aujourd’hui même’’, a-t-il dit à l’APS à l’occasion de la rentrée scolaire 2016-2017.
 
Dans la cour du collège plusieurs parents et élèves affluent en file indienne vers le secrétariat pour les inscriptions. Une ambiance de retrouvailles après trois mois de vacances baigne dans l’enceinte de l’établissement.

Toutefois, un regard furtif fait constater que les salles sont désertes, signifiant que la rentrée n’est pas ici effective.

Pour le principal, plusieurs facteurs expliquent ce problème parmi lesquels la fête de Tabaski, l’hivernage, le non désherbage, etc. ’’Il n’était pas question de faire travailler les enseignants dans des mauvaises conditions sans prendre toutes les dispositions nécessaires’’, a-t-il déclaré.
 
Il faut aussi savoir, a-t-il poursuivi, que "les parents sont confrontés à des difficultés financières, ils préfèrent préparer la rentrée des plus petits en défaveur de plus grands". 
 
Professeur d’histoire et de géographie, Ousmane Sambou a, pour sa part, soutenu que "le corps enseignant est depuis le début de la semaine prêt pour démarrer le cours".

Le problème selon lui, se trouve plutôt au niveau des parents d’élèves qui tardent à envoyer leurs enfants. 

Abondant dans le même sens que le principal, il a retenu que "le coût de la scolarité fait partie des facteurs importants expliquant la timidité de la rentrée".
 
’’Les inscriptions chez nous ont commencé depuis le mois de septembre, mais faute de moyens, les parents tardent toujours à inscrire leurs enfants’’ a-t-il ajouté.
 
Babacar Ndiaye, professeur de français a, quant à lui, analysé que l’effectivité du concept "ubi tey, jang tey" ne dépend pas des enseignants.
 
"Ce sont plutôt les parents d’élèves qui devaient s’y atteler pour envoyer leurs enfants à l’école afin que les cours démarrent le jour même de la rentrée".
 
’’Nous ne voulons pas tricher en commençant les cours avec une dizaine d’élèves seulement comme font les autres’’ a-t-il avancé, estimant que la meilleure façon de débuter un cours, c’est d’avoir au moins la moitié de l’effectif.
 
Pour que ce concept réussisse, a-t-il fait valoir, "l’Etat devrait prendre des dispositifs bien avant en imposant un délai d’inscription aux parents". 
 
Il a cependant indiqué que "l’objectif c’est de ne pas faire plaisir aux dirigeants mais plutôt de prendre compte de tous les aléas liés à la rentrée de classe". 
 

AMN/PON