Les conséquences des mariages précoces au menu d’une formation de jeunes leaders
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Les conséquences des mariages précoces au menu d’une formation de jeunes leaders

Tambacounda, 14 mai (APS) - De jeunes leaders du Mali et du Sénégal ont entamé lundi, à Tambacounda, une session de formation visant à renforcer leurs capacités dans la lutte contre les mariages précoces en zone frontalière. 
 

Cette formation de cinq jours, organisée par Plan international, une ONG spécialisée dans le développement et l’aide humanitaire, regroupe des jeunes de Tambacounda, de Kolda et Kedougou pour le Sénégal et de Kayes (Mali).
 
L’objectif est de renforcer les capacités de ces jeunes afin de les aider à devenir des acteurs du changement, a expliqué la coordinatrice du Programme "Parce que je suis une fille" au bureau régional de l’Afrique de l’Ouest de Plan international, Mathilde Henry.
 
Elle a indiqué que Plan International favorise la participation des jeunes et vise, dans ses programmes, à renforcer le rôle des jeunes, à les faire participer, à les faire intervenir en tant qu’acteurs même du changement.
 
"Il faut aussi impliquer les jeunes dans le processus, dans les prises de décision qui affectent leurs propres vies et les faire intervenir auprès des différentes parties prenantes est indispensable pour que les stratégies de lutte contre les mariages précoces soient efficientes sur le long terme", a dit Mathilde Henry.
 
Il s’agira selon elle, de former les jeunes activistes en matière d’égalité de genre et de mariage d’enfant et de renforcer leurs capacités en techniques de plaidoyer auprès des autorités locales et administratives et des Chefs coutumiers et religieux.
 
"Dans la région de l’ Afrique de l’Ouest, certains pays ont réussi au cours des 25 dernières années à faire baisser le nombre de mariage d’enfants. Cinq pays de la région se sont d’ailleurs distingués par des baisses notables de la pratique, allant de 40% à 60% (Gambie, Guinée Bissau, Togo, Ghana, Rwanda)", a t-elle relevé. 
 
Des progrès sont donc possibles et absolument nécessaires, a-t-elle ajouté précisant que des stratégies ont fait leurs preuves et se révèlent probantes pour faire baisser cette pratique, particulièrement néfastes pour les filles et les garçons concernés.
 
Aujourd’hui, 130 millions de filles ne vont pas à l’école, indique le rapport publié en 2017 de Plan international.
 
"Si les tendances actuelles se poursuivent, plus de 400 millions de filles dans les pays à revenu faible et intermédiaire seront confrontées à des échecs dans l’enseignement secondaire en 2030", souligne le texte.
 

SDI/OID