Crise de la lutte : des acteurs sonnent l’alarme
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SENEGAL-SPORT

Crise de la lutte : des acteurs sonnent l’alarme

Dakar, 28 oct (APS) – Des acteurs de lutte, par la voix du journaliste sportif Malick Thiandoum, ont tiré, vendredi, la sonnette d’alarme face à la crise qui touche aujourd’hui la discipline, l’une des plus populaires au Sénégal.
 
‘’Ce que nous voulons, c’est tirer la sonnette d’alarme et attirer l’attention des autorités de ce pays sur ce qui est en train de se passer, a savoir que l’arène est plongée dans une crise qui ne dit pas son nom’’, a lancé le reporter de lutte lors d’une rencontre avec des journalistes à Dakar.
 
‘’Ce n’est pas une initiative qui est venue de qui que ce soit, c’est une volonté spontanée de différents acteurs de la lutte qui ont senti aujourd’hui que l’arène est fortement secouée’’, a-t-il ajouté.
 
Malick Thiandoum souligne qu’il fallait dès lors réagir, ‘’en faisant en sorte qu’il y ait une synergie d’actions et de conseils’’ convergeant ‘’vers la même direction’’. 
 
Le porte-parole des acteurs de la lutte indique que ce qui a motivé la réaction des acteurs de la lutte, ‘’c’est la décision de justice qui a frappé un des nôtres qui est Luc Nucolai’’, patron de la structure de production Luc Nicolaï and co, a-t-il déclaré.
 
Le célèbre promoteur de lutte, poursuivi pour détention de drogue, s’est vu condamner par la Cour d’appel de Saint-Louis, mardi 24 octobre 2017, à 5 ans dont 1 an avec sursis et à payer 300 millions de francs CFA de dommages.
 
‘’Nous ne sommes pas là pour commenter une décision de justice, encore moins pour parler d’un dossier qui est pendant devant la justice, parce que nous ne sommes pas des spécialistes en la matière ‘’, a expliqué Malick Thiandoum.
 
‘’Depuis quelque temps, vous n’êtes pas sans savoir que des combats phares on été montés, mais les promoteurs se retrouvent face à un dilemme : où organiser les combats et quand organiser les combats’’, déplore le journaliste, ajoutant que la sentence de la Coup d’appel de Saint-Louis vient encore un peu plus ‘’plomber les ailes de la lutte’’.
 
Mais pour lui, les signes avant coureur de la lutte se sont manifestés depuis longtemps. ‘’Jetons un regard sur le rétroviseur et on se rendra compte que les premiers balbutiements ont commencé depuis belle lurette, mais le monde de la lutte n’a pas su réagir à temps’’, observe-t-il. 
 
Et de s’interroger sur le sort des grandes structures organisatrices de combats : ‘’Où est action 2000, Alioune Petit Mbaye, Gaston Mbengue, Pala Mbengue ? Où est aujourd’hui Abdou Aziz Ndiaye et tant d’autres ?’’.
 
‘’Où sont les sponsors leaders qui ont toujours accompagné la lutte et permettaient aux promoteurs de tirer leur épingle du jeu. Toutes les sociétés nationales semblent tourner le dos à cette disciple’’, se désole-t-il.
 
Pour lui, ‘’c’est la raison fondamentale pour laquelle on s’est dit qu’il est temps d’agir, d’avoir une structure qui puisse parler au nom de la lutte’’.


ACD/ASG