Covid-19 : une ’’meilleure visibilité’’ de la courbe épidémiologique attendue la semaine prochaine (Dr Abdoulaye Bousso)
APS
SENEGAL-SANTE

Covid-19 : une ’’meilleure visibilité’’ de la courbe épidémiologique attendue la semaine prochaine (Dr Abdoulaye Bousso)


Dakar, 2 avr (APS) – Les autorités sanitaires s’attendent à avoir une ’’meilleure visibilité’’ de la courbe épidémiologique du coronavirus au Sénégal à partir de la semaine prochaine, a assuré jeudi à Dakar, le docteur Abdoulaye Bousso, directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS).


’’A partir de la semaine prochaine, en principe nous devrons avoir une meilleure visibilité sur la courbe épidémiologique au Sénégal’’, a-t-il notamment déclaré lors de l’évaluation de la riposte à la maladie un mois après son apparition au Sénégal.


Quelque 195 cas positifs au Covid-19 ont été officiellement détectés au Sénégal depuis le 2 mars. Un décès et 55 guérisons ont été enregistrés tandis qu’un malade a été évacué en France à la demande de ses proches, a précisé le ministère de la Santé et de l’Action sociale.


’’Ce serait hasardeux de donner une date pour le pic de la maladie au Sénégal. Les effets des mesures de contingence relatives à la fermeture des frontières aériennes, la suspension des enseignements et l’interdiction des manifestations publiques devront commencer à se voir à partir de la semaine prochaine’’, a souligné le docteur Bousso.


Analysant les chiffres de l’épidémie dans le pays, le directeur du COUS a précisé qu’au moins 45 % de cas détectés provenaient de l’étranger, alors que les cas contact y représentent 55 % et la transmission communautaire 4 %.


’’A la fin de la semaine nous seront au quatorzième jour de la fermeture des frontières. Nous ne devrons plus enregistrer normalement de cas importés’’, a-t-il indiqué non sans rappeler que les cas importés associés aux cas contacts représentaient 96 % des patients suivis dans les différentes structures sanitaires dédiées à la prise en charge de la maladie.


’’Si on parvient à maîtriser les entrées de nouveaux patients, il nous restera les 4 %, un chiffre bas mais très important à partir de la semaine prochaine. Si nous ne parvenions pas à maîtriser ces cas, l’épidémie pourrait aller dans un sens pouvant être très difficile pour nous’’, a ainsi averti le docteur Abdoulaye Bousso.


AKS/OID