Coumba Gawlo Seck : ’’Les femmes ne peuvent compter que sur elles-mêmes’’
APS
SENEGAL-SOCIETE-GENRE

Coumba Gawlo Seck : ’’Les femmes ne peuvent compter que sur elles-mêmes’’

Dakar, 21 mars (APS) - Les femmes ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour prendre leurs problèmes à bras le corps, leur apporter des solutions et s’autonomiser, estime l’artiste musicienne Coumba Gawlo Seck.
 
’’Les femmes doivent prendre elles-mêmes leurs problèmes à bras le corps, parce qu’il n’y a que nous qui pouvons régler nos problèmes", a déclaré la ’’diva’’ sénégalaise, invitée de la rédaction de l’APS. 
 
Selon l’artiste, les femmes ne doivent pas croire que les autres vont résoudre leur problème, car ils chercheront à se faire de la notoriété ou de l’argent dans leur dos.
 
’"Il m’est arrivé de voir le Sénégal profond ou d’autres pays africains avec les organismes internationaux et de constater le dynamisme des femmes qui travaillent dans des transformations et autres. C’est de çà dont nous avons besoin et nous devons encourager ces genres d’initiatives’’, a-t-elle indiqué.  
 
Coumba Gawlo Seck estime qu’il est "extrêmement important que les femmes travaillent, car cela leur permet non seulement de gagner leur vie, mais aussi d’avoir de l’autonomie, de l’indépendance et de garder leur dignité".
 
Elle a dit que cette perspective l’a amenée à lancer le festival ’’Chant de Linguère", qui permet de passer par la musique pour véhiculer "des messages forts", dans l’objectif de mettre en place une plateforme d’autonomisation pour les femmes par les femmes. 
 
Sept femmes originaires d’autant de pays africains (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) ont animé ce festival, a signalé l’artiste musicienne. 
 
Sur le thème du dividende démographique au Sahel et de l’autonomisation de la femme, ce festival était selon elle "un moyen de faire passer un message de sensibilisation à travers la musique".
 
D’après Coumba Gawlo Seck, la problématique du dividende démographique rend compte de "tous les problèmes liés à la scolarisation des filles, dont le taux reste faible’’ jusque-là.
 



AMN/BK