CONFEJES réfléchit à un agenda des organisations de jeunesse
APS
SENEGAL-OIF-SOCIETE

CONFEJES réfléchit à un agenda des organisations de jeunesse

Dakar, 17 oct (APS) - Le secrétaire général de la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie (CONFEJES), Bouramah Ali Harouna a émis, lundi à Dakar, l’idée de mettre en place des mécanismes de coopération entre les plateformes nationales pour l’élaboration d’un agenda des organisations de la jeunesse. 



 
’’Nous attendons de cette rencontre des pistes de coopération entre les plateformes nationales mais aussi les axes d’intervention pour remettre les enjeux de la francophonie au port des agendas des organisations de la jeunesse’’, a-t-il dit. 
 
M. Harouna s’exprimait lors d’un séminaire international sur la jeunesse, émigration irrégulière et développement en présence du secrétaire général du ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et de la Construction citoyenne.
 
Selon lui, "la jeunesse africaine est dans son ensemble confrontée à des problèmes similaires". 

Désespérés par la situation de leur pays, a-t-il avancé, "les jeunes se lancent à des aventures pour trouver l’Eldorado européen sans tenir compte des risques".
 
L’objectif de cette rencontre, a-t-il retenu, est d’amener les jeunes leaders à se réunir pour analyser et proposer des solutions idoines face à cette situation pour ensuite soumettre un dossier au prochain Sommet de la Francophonie. 
 
’’Nous voulons qu’au prochain Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Madagascar en novembre de cette année que les questions des jeunes soient abordées dans les résolutions sur la croissance partagée et le développement" a dit le secrétaire général de la CONFEJES.
 
Le secrétaire général de l’Union panafricaine de la jeunesse, Soulemane Satigui sidibé a, quant à lui, soutenu que "plusieurs facteurs expliquent le phénomène migratoire des jeunes notamment les situations socio-économiques, ainsi que le facteur lié au prestige ou au goût de la découverte". 
 
Il s’est ainsi posé des questions par rapport à la réaction des dirigeants africains face à ce fléau qui, selon lui, reste encore non résolu. 
 
Malgré tout, a insisté M. Sidibé, "la jeunesse d’aujourd’hui plus qu’une catégorie sociale est prête à relever le défi auquel elle est confrontée, notamment des défis liés à citoyenneté et à la formation". 
 
’’Nous avons initié des programmes qui vont permettre d’avoir des dirigeants conscients des défis de notre continent à travers leur engagement civique et citoyen’’, a-t-il estimé. 
 
Pour faire face à la vulnérabilité des jeunes face à la récupération politique et terroriste, Souleymane Satigui Sidibé a soutenu que sa structure milite pour la mise en place d’un fonds pour le développement de la jeunesse. 
 
’’Nous avons demandé aux chefs d’Etat de mettre en place une commission qui va proposer l’intégration et le fonctionnement de ce fonds’’, a-t-il fait valoir.
 

AMN/PON