Bientôt de l’huile de SONACOS en quantité sur le marché (responsable)
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SENEGAL-AGRICULTURE

Bientôt de l’huile de SONACOS en quantité sur le marché (responsable)

D e l’envoyé spécial de l’APS : Amadou Samba Gaye

Paris, 2 mars (APS) - La SONACOS SA va bientôt mettre une grande quantité d’huile d’arachide sur le marché sénégalais, a annoncé son secrétaire général, Mbaye Dièye, vendredi à Paris.
 
Venu prendre part au Salon international de l’agriculture (SIA), M. Dièye a indiqué que la SONACOS a décidé de changer son modèle économique qui consistait à exporter 98 % de sa production d’huile d’arachide.

Désormais, la société ne se limitera pas seulement à produire de l’huile brut, mais elle va également la raffiner, la conditionner et la vendre au Sénégal.
 
C’est une option en conformité avec les objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE) qui stipule que 30 % de l’huile d’arachide produite au Sénégal doit être consommée sur le marché national, a-t-il rappelé. 
 
Il a promis que si le conseil d’administration de la SONACOS donne son aval jeudi prochain, le marché sénégalais sera inondé par l’huile d’arachide. C’est une huile aux qualités nutritives, a-t-il vanté, estimant qu’"on ne maîtrise pas" les huiles importées. Ce sont des huiles qui, parfois, "datent de quatre ans", à l’image du riz et des poulets importés, a alerté M. Dièye.
 
"L’huile d’arachide supporte les hautes températures, ce qui n’est pas le cas des autres huiles. C’est l’huile d’arachide qui est adaptée aux hautes températures. L’huile de palme fige et ne résiste", a relevé le secrétaire général de la SONACOS. Selon lui, le "thiébou djeun" n’a plus cette saveur qu’on lui connaissait auparavant et ne dégage plus les fameux effluves qui envahissaient les foyers au moment de sa préparation.
 
A l’en croire, certaines huiles importées, notamment celles de palme, ne viendraient pas de pays de la CEDEAO, comme on le laisse souvent croire, mais plutôt d’autres, du fait d’un abus de position dominante de certains grands groupes industriels.
 
Il a rappelé que le Sénégal importe 170 000 tonnes d’huile par an pour une valeur de 170 milliards. Le revers de cette politique est l’absence de création d’emplois, a déploré Mbaye Dièye selon qui le changement de modèle, en plus de la création d’emplois, permettrait à l’Etat de faire des économies.
 

ASG/OID/ASB