Appel à intégrer le fonds de péréquation dans la loi de finance rectificative
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SENEGAL-DECENTRALISATION

Appel à intégrer le fonds de péréquation dans la loi de finance rectificative

Dakar, 19 mai (APS) - Le président de la coalition "Publiez ce que vous payez" (PCQVP), Ibrahima Sory Diallo a invité, vendredi, l’Etat à intégrer les 7 milliards de frs CFA du Fonds de péréquation destiné aux collectivités territoriales, dans la nouvelle loi de finance rectificative 2018.




’’Nous invitons l’Etat à intégrer ces 7 milliards qui reviennent aux collectivités territoriales dans la nouvelle loi de finance rectificative de 2018 pour leur permettra de percevoir le fonds à partir de 2010 jusqu’en 2018’’, a dit M. Diallo qui intervenait à l’occasion de la cérémonie de lancement de la campagne pour l’effectivité du Fonds de péréquation et d’appui destiné aux collectivités territoriales.


Cette campagne a pour but d’informer les communautés locales de l’existence de ce fonds destiné à soutenir l’équipement de leurs collectivités et à mobiliser tous les acteurs concernés pour sa mise en œuvre effective dans les régions de Thiès, Kédougou et Matam.


’’Ce n’est pas de l’agitation, ni de la gesticulation, mais plutôt un processus que nous voulons mener pour permettre aux collectivités locales d’entrer dans leur droit’’, a-t-il fait valoir, regrettant toutefois le fait que les populations ne "ressentent pas toujours les retombées positives de l’exploitation minière".


Selon lui, "il est temps que les 20% provenant des opérations minières soient réellement versés dans un fonds de péréquation destiné aux collectivités locales pour leur permettre de bénéficier des ressources de leur terroir’’.


’’Nous demandons simplement que le fonds qui a été collecté soit déversé aux collectivités locales, quel que soit son montant’’, a insisté Moutapha, membre du Réseau des élus locaux, invitant "l’Etat à aider à l’insertion des jeunes dans les entreprises minières après une formation dans ce domaine".


L’Etat doit également, selon lui, tenir compte des femmes, ’’populations majoritaires des collectivités, en ouvrant en leur faveur, des centres spécialisés en minerai pour assurer leur formation et leur emploi’’.


Pour sa part, Demba Fall Diouf, membre du réseau des personnes affectées par les opérations minières (PAPOM), a évoqué plusieurs problèmes auxquels l’Etat devra tenir compte pour aider les collectivités locales dans cette démarche.


Il a parlé entre autres de la reconnaissance du respect des droits humains dans les zones d’exploitation ainsi que du problème lié à l’éducation et à la formation des populations bénéficiaires de ce fonds. 


AMN/AMD/PON