Le Sénégal veut un appui de ses partenaires pour financer son plan quinquennal de déminage
APS
SENEGAL-SECURITE

Le Sénégal veut un appui de ses partenaires pour financer son plan quinquennal de déminage


Dakar, 20 avr (APS) - Le Sénégal a ‘’plus que jamais’’ besoin de ses partenaires pour financer durablement son nouveau quinquennal de déminage dont le financement nécessaire est estimé à 5, 6 milliards de francs Cfa, a souligné mardi, sa ministre des Affaires étrangères, Aïssata Tall Sall.

‘’Nous avons plus que jamais avons besoin de nos partenaires internationaux dans le cadre d’un financement durable et conséquent, permettant de mettre en œuvre le Plan d’action national pour la période 2021-2026’’, a-t-elle notamment déclaré.

Intervenant à une session extraordinaire de la Commission nationale chargée de mettre en œuvre la Convention d’Ottawa sur les mines anti-personnel, Aïssata Tall Sall a rappelé que ce nouveau plan d’actions nécessitait un financement de 5, 6 milliards de francs Cfa.

Elle a précisé que ce financement était destiné aux opérations de déminage sur le terrain par le biais d’acteurs comme l’ONG Humanité et Inclusion.

La remobilisation que le Sénégal envisage dans les actions de déminage est nécessaire dans un contexte de mise en œuvre d’initiatives de développement impulsées par le président Macky Sall dont la réussite dépend en grande partie du déminage intégral de la Casamance, une région aux énormes potentialités, a fait valoir Me Sall.

Elle a insisté sur le caractère stratégique des zones minées, constituées de terres arables, de plantations, d’écoles, de routes ou encore de pistes de production.

‘’Le défi qui nous attend est immense, car il reste encore plus d’un million de mètres carrés à dépolluer. C’est toute la pertinence du Projet d’assistance à la lutte anti-mines en Casamance, lequel vise à favoriser les conditions d’un retour effectif des populations déplacées, en vue de leur contribution pleine et entière à la reconstruction’’, a dit Aïssata Tall Sall.

La ministre sénégalaise des Affaires étrangère a ainsi souligné la nécessité de débarrasser la Casamance de toute mine à l’horizon 2026 afin de permettre à cette région de contribuer davantage à la réalisation des objectifs de développement durable et inclusif.

La Casamance, une région méridionale du Sénégal, est en proie, depuis près de 40 ans, à une rébellion indépendantiste menée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

Au plus fort de la crise, des nombreux civils et militaires ont péri ou subi des blessures graves après avoir marché sur des mines antipersonnel.


BHC/AKS