A la découverte des joyaux de Casablanca et de Rabat
APS
SENEGAL-MAROC-TOURISME

A la découverte des joyaux de Casablanca et de Rabat

Casablanca, 20 déc (APS) - Depuis la côte d’El Hank (la gorge), les visiteurs contemplent le spectacle de la mer agitée en cette après-midi ensoleillée, sur la partie ouest de Casablanca, la capitale économique du Royaume chérifien. Les vagues viennent frapper la Mosquée Hassane 2, située de l’autre côté.

Ils sont nombreux les visiteurs, promeneurs, sportif venus admirer la côte atlantique et la ‘’Promenade maritime de la Mosquée Hassane II de Casablanca’’, une corniche qui part de l’édifice religieux jusqu’à la pointe d’El Hank et offre au public un parc urbain et des espaces sportifs. 
 
La ville de Casablanca présentée comme le ‘’poumon de l’économie marocaine’’ n’en présente pas moins de joyaux culturels que l’Office national marocain du tourisme (ONMT) met en exergue pour promouvoir la destination du Royaume en général.

La Mosquée Hassan II est la plus grande mosquée du monde après celle de la Mecque et de Médine. En raison de la pandémie de Covid-19, les lieux sont fermés au public, mais depuis la côte de l’El Hank, un homme qui connait les coins et recoins de l’endroit peut en faire la description. 
 
Mohamed Boudchich est un guide touristique, une activité qu’il n’a pas exercée depuis des mois à cause de la pandémie.

‘’Cette année 2020 est atroce. Vous êtes les premiers clients que je vois depuis 7 mois. Il y a les visiteurs locaux, mais il n’y a pas de touristes étrangers. Le tourisme sombre or c’est un secteur vital pour l’économie marocaine. Ici, il y avait deux croisières par semaine’’, explique Mohamed Boudchich avant de se lancer dans la description de la mosquée, construite en partie sur l’eau par le Roi Hassan II.
 
L’édifice religieux comporte au rez-de-chaussée une salle de prières, qui peut accueillir 20000 fidèles à l’intérieur et 80000 sur l’esplanade qui la prolonge, selon les explications de Mohamed Boudchich qui insiste sur le fait que la mosquée Hassan II qui compte une medersa, une bibliothèque, un musée national et plusieurs salles de conférences, est aussi ouverte aux non-musulmans. 
 
Faute de touristes, les guides broient du noir. Pas d’activité, pointent alors les difficultés. ‘’Beaucoup d’entre nous vivent de leur épargne, d’autres ont carrément changé de métier tandis d’autres vivent grâce à l’appui de leurs enfants’’, explique Boudchich qui dit tenir le coup grâce au soutien de ses enfants. 
 
L’homme se veut optimiste. ‘’On n’a pas connu une pareille situation depuis la première guerre du golf. Cela n’avait pas duré très longtemps à l’époque. Aujourd’hui, on est armé de patience. On attend, on va tourner la page’’ et reprendre une activité normale, assure l’homme de 70 ans qui se livrera volontiers à expliquer aux visiteurs, entre autres, le phare de l’Hank, cette maison d’un marabout entourée d’eau, où ‘’les jeunes filles viennent se recueillir pour espérer trouver un mari’’, ou encore le Maroco-Mall, ce temple de la consommation, ouvert le 5 décembre 2011, et offre 7000 mètres carrés de surface commerciale. 
 
L’endroit, une véritable destination tant pour les nationaux que pour les touristes ou visiteurs de passage, abrite une gamme complète de prestations incluant la mode, beauté, luxe, culture, technologie, santé, décoration, alimentation, équipement, artisanat, services, loisirs, détente, restauration, etc.
 
Après Casablanca, la capitale économique, cap sur le nord, en direction de la capitale politique du Royaume, située à 91Km. Sur la plus ancienne Autoroute du Maroc, inaugurée en 1978, direction Rabat, au nord, sur 91 Km bordés de cités, d’usines, de champs, avant d’entrer dans la capitale du Royaume avec sa célèbre Avenue des Palmiers et ses espaces verts, ses services.
 
Rabat est une véritable ville verte où les habitants peuvent respirer les odeurs des arbres dans la forêt du ‘’Rabat Hilton’’ avec ses pistes de promenades, ses espaces de camping et de sport. Non loin se trouve le vaste domaine du Palais royal avec ses remparts aux couleurs ocres. L’empreinte de la royauté se dresse aussi majestueusement à l’esplanade de la tour Hassan construite au 17e siècle mais jamais achevée. 
 
La Tour Hassan est un minaret historique jamais terminé. Sa construction fut abandonnée à la mort de son fondateur en 1199. L’édifice devait être non seulement la plus grande mosquée mais aussi le plus grand monument religieux du monde au XIIe siècle.

Les travaux de construction de cette mosquée ont commencé en 1196 sous l’initiative du Sultan Almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur (1184-1199), petit-fils d’Abd al-Mumin, fondateur de la ville impériale de Rabat en 1150. La tradition raconte qu’il voulait faire de Rabat la capitale de son empire qui, au XIIe siècle, s’étendait de la Tripolitaine (Libye) à Castille (Espagne). 
 
Sur cette esplanade se dresse le Mausolée Mohammed V en face du fleuve Bouregreg. Ici, la sécurité est omniprésente. A l’entrée, deux gardes royaux drapés dans leur tenue d’apparat sur des chevaux. La relève se fait par intervalle d’une 1h 30. Pandémie de covid-19 oblige, l’endroit est fermé au public. Le mausolée, dont l’architecture est l’œuvre du vietnamien Eric Vo Toan, abrite la tombe du Roi Mohammed V, et ses fils Moulay Abdellah et Hassan II, face à la ville jumelle de Salé, de l’autre côté du fleuve Bouregreg. 
 
La ville de Rabat offre aussi ses trésors dans les profondeurs de La Médina, fondée aux 18e par des Andalous qui y ont trouvé refuge après avoir été chassés par le roi Philip d’Espagne. Avec ses ruelles pavées et ses anciennes maisons, La Médina qui se situe au sud du fleuve Bouregreg a les allures d’une forteresse. A l’intérieur on peut visiter la kasbah des Oudayas construite par les Almoravides, l’ancien quartier juif du Mellah, la mosquée Makki ou encore les murailles Almohades. Tout le savoir-faire artisanal marocain y est également mis en exergue. 
 
En empruntant les ruelles étroites et sinueuses de La Médina de Rabat, on débouche sur la zawiya tijjani qui abrite le mausolée de Sidi Larbi Ben Sayed, un poète, juriste et lettré en sciences islamiques qui y a vécu au 19e siècle. La zaouia abrite les tombeaux du Cheikh Sidi Larbi Ben Sayed et de son épouse, Lalla Aïcha. Le lieu fermé pendant des mois pour cause de Covid a été exceptionnellement ouvert à un groupe de pèlerins sénégalais.


Ce voyage des pèlerins est le fruit d’un partenariat entre l’Office national marocain du tourisme (OMNT) à travers son représentant au Sénégal et dans toute l’Afrique, la Royale Air Maroc et un regroupement de voyagistes dénommé ‘’Consortium ziara Fès’’.

La Zaouia Cheikh Sidi Larbi Ben Sayed de Rabat est une étape majeure pour les pèlerins en direction de la ville de Fès où se trouve la Zaouïa Cheikh Ahmed Tijani, fondateur de la confrérie tijanya.
 
OID/AKS