20 millions d’euros pour le financement du RISEP
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20 millions d’euros pour le financement du RISEP

Dakar, 23 sept (APS) – Le gouvernement et l’Agence française de développement (AFD) vont signer ce vendredi à Dakar, dans le cadre de la visite du Premier ministre français Manuel Valls, l‘accord de 20 millions d’euros (plus de 13 milliards 119 millions de frs CFA) destiné au financement du projet du réseau national d’Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (RISEP) , a appris l’APS.




L’Agence française de développement (AFD) "s’est proposée de soutenir cette orientation en matière de formation professionnelle qui met l’accent d’une part sur le continuum +éducation-formation-emploi+, et d’autre part sur la diversification des dispositifs de formation et d’insertion", indique un communiqué du gouvernement.


Le projet, d’un montant total de 20 millions d’euros (18 millions de prêt et 2 millions de subvention), "vise à étendre le réseau d’Instituts supérieurs d’enseignement professionnel en finançant la construction et la mise en œuvre d’un ISEP à Saint-Louis/Richard- Toll (Vallée du Fleuve Sénégal) et d’un second à Ziguinchor/Bignona (Casamance)".


Il permettra d’accueillir à long terme jusqu’à 5000 apprenants à Richard-Toll, au sein de programmes de formation dans les domaines de l’Agriculture, Elevage, Pêche-Aquaculture, Agroéquipements-Agroalimentaire, Tourisme. Les entreprises de la zone seront mobilisées pour la formation en alternance.


Le projet permettra aussi d’accueillir à long terme jusqu’à 3000 apprenants à Bignona, au sein de programmes de formation dans les domaines de l’Agriculture, Métiers de l’eau, Métiers verts, Artisanat, Tourisme, développement durable, etc… de manière à contribuer au renforcement du tissu des PME locales.


Il appuiera les activités transversales du réseau des ISEP (RISEP) afin de favoriser les économies d’échelle dans l’offre de formation, l’organisation et la gestion des établissements.


Dans un communiqué reçu à l’APS, la Primature rappelle que le Sénégal a adopté un programme ambitieux, le Plan Sénégal Emergent, pour accroître la productivité et la compétitivité à l’horizon 2035.


La stratégie cible quelques secteurs prioritaires et vise la création massive d’emploi d’ici à 2020. Toutefois, les programmes d’enseignement sont encore inadaptés aux exigences du marché du
travail car ils n’offrent pas assez de formation de techniciens supérieurs dans les filières professionnalisantes.


Ainsi, l’Etat sénégalais "s’est engagé depuis 2012 dans une réforme ambitieuse de l’enseignement supérieur visant notamment à diversifier l’offre de formation supérieure vers un nouveau type de formations supérieures : techniques, décentralisées et ancrées dans les bassins d’emploi régionaux, afin de renforcer l’employabilité des diplômés et leur contribution à la densification du tissu des PME".


Une décision présidentielle a été prise le 13 août 2013 pour "réorienter le système d’enseignement supérieur vers les sciences, la technologie, les formations professionnelles courtes", rappelle le communiqué, soulignant qu’un des résultats attendus "est l’implantation d’un réseau national d’Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (ISEP) sur toute l’étendue du territoire".


Les ISEP "ont pour vocation d’offrir des programmes professionnels courts (BAC+2), en fonction des besoins des milieux économiques et du bassin d’emploi".


OID/PON