Présentation de deux projets de lutte contre l’insécurité, cet après-midi
APS
SENEGAL-AFRIQUE-EU-SECURITE

Présentation de deux projets de lutte contre l’insécurité, cet après-midi

Dakar, 19 nov (APS) - L’Union européenne (UE), la CEDEAO et Expertise France vont présenter deux projets de renforcement de la lutte contre la criminalité organisée en Afrique de l’Ouest, lors d’une conférence de presse prévue à 13 h 30, au Centre international de conférences Abdou-Diouf (CICAD) de Diamniadio (ouest), selon un communiqué reçu à l’APS.
 
Le projet "Organised Crime : West African Response to Money Laundering and the Financing of Terrorism" (OCWAR-M) est dédié à "la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC-FT)".
 
Le second projet baptisé "Organised Crime : West African response to Cybersecurity and fight against Cybercrime" est consacré au "renforcement de la cybersécurité" et à "la lutte contre la cybercriminalité".
 
Irène Mingasson, ambassadrice de l’UE au Sénégal, Kimelabalou Aba, directeur général du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), et des représentants d’autres institutions dont la CEDEAO, prendront part à la présentation des deux projets.
 
"La criminalité organisée en Afrique de l’Ouest pourrait coûter jusqu’à 30.000 milliards de francs CFA par an à l’Afrique de l’Ouest", affirme le communiqué.
 
Elle réduit la capacité des Etats à financer le développement et compromet la stabilité des pays d’Afrique de l’Ouest, ajoute la même source.
 
"Ces trafics servent à financer, entre autres, les groupes terroristes dont l’activité se manifeste par un nombre croissant d’attaques causant des victimes humaines et des destructions de biens", est-il écrit dans le communiqué.
 
"C’est (…) pour renforcer les moyens de lutte des Etats de la région que l’UE finance les projets régionaux OCWAR-M et OCWAR-C", affirme le texte reçu de la délégation de l’Union européenne au Sénégal.
 
Les deux projets vont servir à "outiller les acteurs de la chaîne pénale – police judiciaire, magistrats – des Etats partenaires, développer la coopération avec le secteur privé, notamment avec les banques et les ONG, qui ont un rôle à jouer dans la détection et le signalement des flux financiers illicites".

PON/ESF/BK