Tunis accueille le premier congrès des écrivains francophones, ce week-end
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Tunis accueille le premier congrès des écrivains francophones, ce week-end

De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kiné Sène

 
Tunis, 24 sept (APS) - Le premier congrès des écrivains francophones se tiendra samedi et dimanche à Tunis en présence d’une trentaine d’auteurs, a appris l’APS auprès de l’Institut français de la capitale tunisienne.

Les écrivains débattront du thème : "Ce que signifie écrire en français". 
 
Des essayistes, des poètes et des romanciers de langue française venus de cinq continents vont prendre part à cette rencontre.

Cafés littéraires, séances de lecture en présentiel et visioconférences sont à l’agenda de ce congrès organisé dans le sillage des "états généraux" du livre en langue française et du prochain sommet de la francophonie prévu en novembre à Djerba, en Tunisie. 
 
Le comité littéraire chargé des préparatifs de cette rencontre littéraire du week-end réunit des écrivains renommés du continent dont Felwine Sarr (Sénégal), Sami Tchak (Togo), Leïla Slimani (Maroc/France), Kamel Daoud (Algérie), Fawzia Zouari (Tunisie), Achille Mbembe (Cameroun) et Alain Mabanckou (Congo/France).
 
D’autres écrivains, dont le philosophe Souleymane Bachir Diagne (Sénégal), y prendront part en visioconférence. 
 
"Au cœur de ces débats libres et sans tabous, seront abordées les questions de la langue, de l’identité, de l’importance du réseau francophone dans le monde et son impact positif sur chacun des pays représentés", affirme l’Institut français de Tunis.
 
Sami Tchak considère le congrès comme "une continuité des états généraux" du livre francophone pour lesquels il est déjà dans la capitale tunisienne. 
 
"On est dans des questions qui ne sont pas nouvelles. Je pense qu’il est difficile de poser des questions nouvelles. On arriverait plutôt à aborder des questions auxquelles nous sommes habitués parce qu’on les pose toujours", a souligné l’auteur du roman "Place des Fêtes" (Gallimard, 2000).
 
Sami Tchak estime que "la question qui peut vraiment se dessiner au-delà de tout, c’est celle de savoir pourquoi pour les Etats francophones, ces questions restent importantes jusqu’à présent". "C’est parce que notre rapport au français ne parait toujours pas comme allant de soi ?" se demande-t-il.

FKS/ESF/BK